Je veux un joli webdesign !

Beaucoup de mes clients accordent une grande importance au design de leur site web. Ils veulent que ce soit « beau ». Ne connaissant pas toutes les composantes qui font la réussite d’un site (ergonomie, référencement, programmation…), il est normal qu’un client se fie aux critères de beauté, très subjectifs d’une personne à l’autre. Dans cet article je pars du postulat qu’un projet web c’est d’abord un bon contenu, un produit original à mettre en valeur, des textes bien écrits…un projet cohérent.

Dis papa, c’est quoi un joli design ?

En cherchant un peu voici la définition que j’ai pu trouver pour définir un joli design.

C’est l’ensemble des techniques utilisées permettant de faire correspondre le graphisme au message que souhaite faire passer un individu, une marque, une société et d’optimiser l’expérience utilisateur

Je m’explique : lorsqu’un internaute entre sur un site, il doit tout de suite comprendre où il est et à quel type de public s’adresse le site. Durant la navigation, l’internaute doit pouvoir naviguer le plus facilement possible quelque soit sa connaissance d’internet. Les technologies utilisées doivent être transparentes pour l’utilisateur. Faire oublier les contraintes technologiques à un internaute, c’est déjà un premier pari gagné. Le web est un canal de diffusion différent des autres car les sites web utilisent des technologies qui peuvent être un frein pour beaucoup d’internautes.

 

De plus, l’internaute n’est pas passif devant son ordinateur comme il pourrait l’être devant une affiche ou en écoutant la radio.Les critères de beauté ne sont pas les mêmes pour un webdesigner que pour un internaute lambda. Tout simplement car nous n’avons pas tous la même culture du webdesign et du web. J’entends souvent des webdesigners être contents de leur travail car ils y ont passé du temps ou qu’ils ont mis en œuvre des techniques difficiles. Malheureusement l’internaute ne le sait pas et ne jugera pas ces critères.Le regard d’un internaute face à un site web n’est pas du tout le même que devant une création graphique.

Par exemple : pour un amateur de photo, lorsqu’il visite une expo il apprécie la beauté des œuvres même si ses connaissances techniques en la matière sont nulles. Pour un internaute débutant il y a des contraintes techniques qui ne lui permettront pas de profiter de ce qu’il y a autour de son curseur de souris. Un internaute ne profitera jamais de l’esthétique d’un webdesign comme d’une vraie autre création graphique car on ne visite pas le web comme un musée. Sur un site, l’internaute vient rechercher des infos et/ou effectuer une action (achat, rechercher une info, lire un article….). Un internaute est toujours pressé et il ne vient pas visiter votre site web pour prendre du plaisir mais pour son contenu.

Webdesign et image de marque

Dans la majorité des cas un site web n’a pas pour vocation de faire passer des émotions comme le ferait une photo ou un tableau sauf pour des sites où l’image de marque importe plus que le reste. Ce sont souvent des sites événementiels ou des sites de grosses entreprises. Certains grandes marques se doivent de posséder un site web afin d’appuyer une image de marque déjà existante. Le design peut aider à appuyer une image de marque sur laquelle la société communique déjà sur les autres canaux (TV, radio, print…).

Par exemple pour les marques de luxe, beaucoup de sites misent tout sur l’image de marque. D’ailleurs souvent au détriment de l’ergonomie, ce que ne peuvent pas se permettre tous les sites. Ces sites sont donc souvent là pour en mettre plein la vue.Par contre le plus beau design du monde, ne sera d’aucune utilité si l’ensemble du projet n’est pas cohérent et que le design est réalisé au détriment du reste. Dans ce cas mieux vaut avoir un site ergonomique avec du contenu plutôt qu’un joli site.Une des fonctions d’un design est de permettre à l’internaute de savoir en quelques instants sur quel type de site il est (e-commerce, site institutionnel, portail web) et quelle cible est visée.

La charte graphique doit correspondre à la cible visée, le choix des couleurs, des typos et l’agencement se fera en conséquence. Cela peut paraître évident, mais j’ai vu des sites ayant une charte graphique ne correspondant pas au public visé par la marque. Sans rentrer dans les détails ils existent beaucoup de critères pouvant desservir l’image de marque d’un site web. Le plus évident d’entre eux est le niveau de gamme du site.Je m’explique : un site au design amateur peut ne pas mettre en confiance l’internaute et à l’inverse un site trop haut de gamme peut faire fuir l’internaute. Ceux-ci se diront que le site ne correspond pas à leurs besoins ou à leur budget.N’êtes vous jamais passé devant un restaurant ou un magasin en vous disant :

Ça ne sert à rien que je regarde, ce sera trop cher pour moi.

Sur internet c’est le même principe.J’ai déjà vu des exemples de sites de e-commerce voir leurs ventes s’effondrer après une refonte graphique.

Exemple: il y a quelques temps je participais à une conversation sur un forum où le gérant d’une société de chauffe-eau avait vu son chiffre d’affaire chuter après une refonte graphique, alors que son trafic restait stable. Après analyse, il ressortait un design trop haut de gamme pour ce type de produit.

Webdesign et ergonomie

Concernant l’ergonomie, je ne rentrerai pas dans les détails car je ferai plusieurs articles à l’avenir sur le sujet. Pas besoin de le rappeler, l’ergonomie d’un site web est primordiale ou plutôt vitale. Une charte graphique doit être conçue pour aider à naviguer de façon la plus simple possible.Un design bien pensé permettra de faciliter la navigation des internautes sur votre site et par conséquent l’expérience utilisateur. Pour un internaute, une expérience utilisateur agréable c’est un bon point pour l’image de marque de la société concernée. Certains webdesigners que j’ai pu rencontrer ne sont pas toujours conscients des drames que peuvent causer un site mal conçu.Quelque soit le projet, ergonomie et webdesign doivent faire bon ménage. Lors de projets à faible budget il est difficile d’avoir un graphiste et un ergonome. Pourtant cela peut parfois être utile car lorsque vous avez la tête depuis un certains temps dans votre projet, il est difficile de prendre le recul nécessaire et un avis extérieur est bienvenu. Pour concevoir une charte graphique ergonomique, il est important de réussir à se mettre à la place de l’utilisateur. Très souvent nous raisonnons avec notre propre référentiel, ce qui est une erreur car nous n’avons pas tous :

  • le même équipement informatique (taille écran, qualité d’affichage…)
  • la même culture du web et du design web
  • les mêmes facilités à naviguer
  • les mêmes capacités physiques (vue, audition…)
  • la même logique

La mise en page jouera un rôle important car elle permettra d’apporter un confort à l’utilisateur durant sa lecture. La lecture à l’écran étant différente que la lecture papier, il est essentiel d’optimiser ses pages à la lecture sur écran.

J’y comprends plus rien, ça sert à rien d’être beau ?

Sur internet pas besoin d’être beau pour s’en sortir, on est pas dans la vraie vie ! :) Sur le net les critères de beauté ne sont pas forcément ceux que l’on croit.Un beau webdesign n’est pas une œuvre d’art ou un graphisme qui en mettra plein la vue. Mais plutôt un ensemble de techniques et de compromis permettant de faire passer un message et d’enrichir l’expérience utilisateur. Un webdesign, sans un contenu, une ergonomie et un peu de marketing (je vous passe le reste) n’est d’aucune utilité, à part faire plaisir au propriétaire du site.Si je devais choisir, je préfèrerai avoir un site efficace et ergonomique plutôt qu’un site beau…ça vous rappelle pas l’un des plus grand succès du web…notre ami Google. J’exagère un peu car Google c’est aussi une mise en page et un design très étudié.

Faut-il être passionné pour faire du marketing ?

Pas besoin de vous l’apprendre, aujourd’hui la concurrence est rude, très rude. Le consommateur de plus en plus pressé doit faire son choix parmi une gamme de produits toujours plus large. Une grande partie des achats ne se fait pas de façon rationnelle, c’est d’autant plus vrai que le consommateur n’est pas dans une situation de survie. La grande majorité des achats que nous effectuons ne sert pas qu’à combler un besoin mais à nous faire plaisir, même pour des produits de base. Dans un contexte de surabondance, le consommateur n’a ni le temps ni les ressources pour comparer tous les produits. Il fera son choix, en grande partie, sur l’image que véhicule la marque.

Dis papa, tu me racontes une histoire ?

Pour toucher la cible visée la société construira une histoire autour de son produit. Cette histoire permettra au consommateur d’être satisfait du produit qu’il achète car l’image véhiculée par le produit sera en adéquation avec sa vision du monde.L’exemple le plus probant est celui de l’achat d’une voiture, objet de consommation et d’image sociale par excellence. Prenons la mode des 4×4, ces voitures difficiles à garer, à manier en ville et qui consomment plus que tout. Sont elles plus robustes, plus sures ? Est-il nécessaire de rouler en ville avec 4 roues motrices ? L’image d’une telle voiture correspond à sa vision du monde et c’est en cela que son achat lui procurera du plaisir. Ce n’est pas la voiture qui est belle mais l’image qu’elle renvoie qui la rend belle.

Concevoir un produit en tant que passionné

Le marketing doit être intégré dès la conception d’un produit. La passion permet de se dévouer à un produit, une idée. Lié à son projet par un lien affectif, le passionné sera disposé pour appréhender et comprendre toutes les dimensions qui répondent au juste besoin de son produit.Une personne passionnée par son produit connaîtra le milieu dans lequel elle évolue. Elle aura les connaissances pour savoir quels sont les besoins sur le marché et développer des idées en fonction. Définir ce dont a besoin le consommateur est primordial, lorsque l’on est passionné il est plus aisé de se mettre à la place du consommateur afin de comprendre ses besoins, ses envies.

Par exemple sur les produits de randonnée, un pratiquant de la discipline connaitra aisément les exigences vis-à-vis d’un produit. La différence est flagrante dans ce domaine car il est difficile de concevoir un produit ergonomique et adapté à la discipline sans pratiquer cette activité.

Les passions sont toutes bonnes de leur nature et nous n’avons rien à éviter que leurs mauvais usages ou leurs excès. Descartes

La passion permet de s’investir émotionnellement. Ces émotions qui permettent de se dépasser, de persévérer ou de s’acharner car s’investir émotionnellement nous fait nous sentir bien. Pour certains les émotions procurées par leur passion, leur permettront de se désinhiber et donc de se sentir plus « léger » pour créer.

Pour concevoir un produit remarquable il faut prendre des risques. Si vous souhaitez concevoir un produit qui plaise à tout le monde, vous ne ferez qu’un produit banal.La passion permet de dépasser ses peurs, déjouer les regards des gens frileux et de sortir des sentiers battus. Un passionné saura toujours où il veut aller et se fixer des objectifs précis. Cette passion lui permettra de garder une cohérence et une rigueur intellectuelle pour ne jamais dévier de ses objectifs.

Beaucoup ont commencé petit, très petit et personne ne croyait en eux. Richard Branson a commencé en ouvrant un modeste magasin de disques qu’il appela Virgin Records. Virgin (vierge) car il se sentait inexpérimenté. Branson, passionné relève, toujours de nouveaux défis et a réussi à développer son empire dont l’image de marque correspond à sa forte personnalité. Par contre il est nécessaire de faire attention à ne pas s’enfermer dans sa passion afin de ne pas créer un produit que pour soi mais un produit qui réponde à une demande.

Etre passionné et raconter une histoire

Concevoir un produit remarquable ne suffit plus. Développer son image de marque et raconter une histoire feront la différence.Celle qui correspond à sa vision du monde. Raconter une histoire lorsque l’on est passionné par son produit permettra de plus facilement être enthousiaste. Votre passion vous amènera à parler de votre produit avec conviction, de quoi faire passer plus aisément les émotions.

L’homme le plus simple qui a de la passion persuade mieux que le plus éloquent qui n’en a point. François de La Rochefoucauld

N’êtes vous jamais entré dans une ferme où une vieille dame vous accueille en vous faisant visiter sa ferme. En visitant sa ferme c’est toute une histoire que vous découvrez. Les 6 œufs que vous lui avez acheté vous donnerons entièrement satisfaction non pas parce qu’ils sont meilleurs qu’ailleurs mais parce que le discours de la dame correspond à votre vision du monde. C’est parce que cette histoire est authentique que vous y avez cru et que votre achat vous donnera entière satisfaction. Cette dame fait du marketing sans même le savoir. Un passionné vous racontera naturellement une histoire authentique et cohérente (s’il sait raconter une histoire).

Un entrepreneur passionné saura raconter une histoire authentique et cohérente car c’est son histoire. La force d’Apple ou de Virgin provient de là. Des dirigeants, qui n’ont pas froid aux yeux. Des employés passionnés par leur travail et leur entreprise. Il en ressort une histoire cohérente et authentique, une capacité d’innovation et donc une forte image de marque.

A l’inverse, le consommateur déteste se sentir floué ou trahis. Raconter une histoire fausse ne peut qu’amener à l’échec car le jour où les consommateurs découvriront votre mensonge ils se sentiront trahis. Un passionné ne peut mentir car lui-même croit à son histoire. Power Balance, la marque commercialisant des bracelets revendiquant des effets positifs sur les performances physiques. Dernièrement, le service de la répression des fraudes australien a condamné la société pour publicité mensongère. Sur le net on peut voir des articles et témoignages négatifs sur le produit. Les utilisateurs de ce bracelet se sont sentis trahis. En trahissant leur confiance Power Balance à toucher à l’égo de ses consommateurs et les a mis en colère. Par contre vous ne serez jamais en colère face à quelqu’un qui croit à son histoire. Même si les œufs de votre fermière ne sont les meilleurs, vous ne pourrez être en colère contre elle, car son histoire est authentique.

Vous avez peur ? Achetez !

Comme je le raconte dans mes articles, les émotions permettent de faire passer des messages avec une efficacité qui n’est plus à démontrer. Généralement les marques utilisent les émotions positives, comme la satisfaction et le plaisir procurés par leurs produits. Mais, une des grandes émotions utilisée dans leurs campagnes marketing est l’anxiété. Cette émotion peut être naturelle ou créée artificiellement par les marques.

Facteurs anxiogènes créés par les marques

Lors de son choix le consommateur ressent une « angoisse » car en achetant un produit A, il risque de passer à côté de quelque chose en ne prenant pas le produit B et inversement. Par nature le choix est un facteur anxiogène. Une marque pourra jouer sur ce facteur pour devenir une marque incontournable. Si une marque réussit à devenir incontournable elle résistera à la baisse des prix de la concurrence. Les marques de literie communiquent sur la santé du dos et la nécessité d’avoir une literie de qualité pour éviter les problèmes de dos. Le consommateur dans beaucoup de cas, préfèrera choisir une grande marque de literie et payer plus cher plutôt que de risquer des problèmes de dos. Les marques le savent et ce seul argument peut suffire à justifier un tarif plus élevé.

L’anxiété permet aux marques de fidéliser sa clientèle. Votre lessive préférée vous satisfait pleinement. Vous ne voudrez pas en changer par peur qu’une autre marque ne soit pas aussi efficace. Mais cette anxiété est créée par les marques grâce à un marketing qui vous explique que votre lessive lave « plus blanc que blanc ».

Les constructeurs automobiles jouent sur les arguments de la sécurité pour vendre leurs pièces de rechanges et détachées. Les consommateurs ne veulent pas prendre de risques inutilement. Malheureusement, le choix n’est pas souvent justifié.

Dans l’alimentaire beaucoup de marques jouent sur un facteur anxiogène : anti-cholestérol, des os solides, produits allégés, alicaments…En émettant un doute sur sa santé les marques créent une anxiété qui demandera au consommateur de mesurer les risques avant de choisir son produit.

Les grandes marques alimentaires jouent sur la peur de ne pas retrouver le goût unique de leurs produits chez les concurrents. Coca-Cola joue sur ce facteur, d’une boisson au goût unique.

Découvrez le goût unique de Coca-Cola avec zéro sucres

D’ailleurs pour réussir à se positionner en maître Coca-Cola a du montrer au consommateur où était le bien et le mal. Sachant que nous sommes sur des produits inventés et non naturels, au départ il n’y a pas de raison que la grande majorité de la population préfère Coca-Cola plutôt que Pepsi. Sans marketing nous aurions surement pas les mêmes proportions de consommateurs pour les deux marques.

D’autres marques jouent sur une relation intime avec le client. Ainsi le client se sent lié à la marque et peut avoir peur de la quitter pensant trahir la marque qu’il utilise. Cela est particulièrement vrai pour les marques de proximité.

Facteurs naturels

L’anxiété est aussi créée par les consommateurs eux-mêmes. En achetant un sac Louis Vuitton, le consommateur montre qu’il appartient à une élite. Cette marque lui permet de lui montrer son appartenance à un groupe. Il ne choisirait pas une autre par peur de ne plus appartenir à cette élite.

L’homme a besoin de sentir qu’il appartient à un groupe, une société. C’est naturel, à l’époque de la chasse et da la pêche, l’homme n’avait pas le choix que de vivre en tribu pour réussir à survivre des attaques naturelles. Pour ne pas sortir de la masse, beaucoup vont consommer des produits qui leur permettent « de faire comme tout le monde ».
La mode fonctionne sur ce principe. On renouvèle sans cesse sa garde robe par peur de passer pour un « plouc » et pour ressembler à ceux qui nous entourent.

Les marques l’ont compris, la peur du regard des autres est un facteur anxiogène qui fait vendre et jouent sur la peur d’avoir : des boutons, les dents jaunes, des cheveux gras…
Et si derrière le maniement subtil de l’anxiété nous confrontait à l’universelle angoisse de mort ? Nous avons naturellement peur de la mort. Dans certains domaines la mort est mise en scène de façon subtile et indirecte. On peut se demander si cela est fait de façon consciente ou non de la part des marketeurs ?

Afficher le logo valide W3C. Utile ou non ?

Pas besoin de rappeler ce que le W3C. Je voudrais revenir sur l’intérêt d’afficher ce logo ou non sur un  site. Le débat n’est pas de savoir si les règles du w3c sont légitimes ou non. Bien d’autres l’on fait à ma place. Je vois beaucoup de sites avec le logo W3C affiché en bas de leurs pages.

Ma question est : à quoi ca sert ?

Ce genre de logos se retrouvent beaucoup sur les sites d’agence web.

En tant qu’agence web le site web est destiné principalement aux prospects ? et c’est là qu’apparait le problèmes. En tant que client il y a peu de chances que je connaisse la signification de ce logo. En parcourant le site je l’ignorerai ou dans le meilleur des cas je me demanderai  ce que c’est en oubliant quelques minutes plus tard.  Cette information est-elle donc utile pour un prospect ?  Fera t il son choix d’après ce logo ?

Ce logo peut avoir son intérêt s’il est expliqué au client, de façon simple et que le client comprendra quels sont pour lui les avantages à travailler avec une agence respectant les standards du W3C. Sinon je ne vois pas l’intérêt que peut avoir un tel logo, personnellement quand je vais sur un site et que je vois ce logo je n’apporte pas plus d’intérêt au site. Je resterai sur le site pour son contenu et rien d’autres.

W3C, des arguments d’agence qui laissent rêveur

Evidemment un site valide W3C ca ne peut que être positif. Mais ce n’est pas un gage de qualité absolue pour autant. Un site valide W3C, n’est pas pour autant un code optimisé, un site sécurisé et encore moins un site avec un contenu intéressant.

Vous pouvez d’ailleurs avoir un site codé entièrement avec des tableaux et passer le validateur W3C. Cet argument revient très souvent de la part de certaine agences web. Pourtant beaucoup de sites en première place sur google sur des requêtes très concurrentielles, ils sont loin d’être tous valides. Un site bien construit sera plus facile à référencer mais rien n’empêche d’avoir un site valide et des balise Hn mal utilisées.

Je me fais un peu l’avocat du diable mais c’est pas totalement faux. Quand je vois certaines agences qui promettent monts et merveilles avec des sites valident W3C. Cela me fait penser aux marques qui vous vendent du lait enrichi en vitamine D, chose totalement inutile quand on sait que que cela n’a aucun impact sur le taux de vitamine D dans le sang. J’exagère un peu car la validation W3C pour un site sera surement plus utile que la vitamine D ajoutée pour le lait.

Idem, un site valide W3C ne garantira en rien un site ergonomique, ni un contenu intéressant et mis en valeur.

De ceux qui affichent un logo W3C j’ai remarqué trois cas différents :

  • Celui qui a toutes ses pages valident, ce qui est plutôt rare, c’est le cas de l’agence web axe-net
  • Celui qui affiche son logo sur toutes les pages, mais qui a seulement sa page d’accueil valide.
  • Celui qui affiche son logo alors qu’il n’a aucune page de valide, c’est le cas de l’agence e-world-concept

J’ai vu quelques sites en full flash, avec un logo W3C, on peut se demander l’intérêt qu’un site en full flash soit valide W3C ou non.

Je pense qu’un logo W3C peut être un argument de vente, faut il encore que le client puisse se rendre compte des avantages apportés. Dans ce cas une petite page explicative me paraît être intéressant. Mais cette page je la vois rarement.

Le marketing écologique : Le marketing de la bonne conscience

Le marketing écologique est en plein essor ces dernières années.A en croire les marques nous sommes entrés dans une révolution verte. Pourtant, niveau écologie il y a du boulot. Partant du constat que l’écologie tout le monde s’en fout ou presque, je me demandais pourquoi les arguments écologiques avancés par les marques font si bien vendre.

Je pense que je n’exagère pas beaucoup quand je dis que tout le monde s’en fout, car je vous assure qu’à Paris peu d’automobilistes sont prêts à quitter leur voiture pour le métro ou vélo (l’hiver en vélo je me sens un peu seul :-) ).

Mais pourquoi l’être humain est si peu intéressé par les problèmes de sa planète ?

Difficile pour les être humains de se sentir concernés par cette cause qui n’apporte pas de solutions immédiates. Difficile pour le consommateur de faire un effort alors qu’il n’en voit pas les résultats, soit parce qu’ils sont imperceptibles soit parce que l’échelle de temps est trop grande.

Les produits que nous achetons nous les consommons car ils nous apportent un plaisir, une satisfaction ou une émotion. Consommer un produits écologique n’apportera pas de satisfaction supplémentaire comparé au même produit non écologique.

L’écologie tout le monde en parle mais personne ne sait vraiment ce que c’est. Une partie des consommateurs ne sont pas suffisamment informés, et les discours des marques peuvent piéger certains consommateurs. Ne connaissant pas les enjeux écologiques il est difficile pour un consommateur de consommer en connaissance de causes.

Le marketing écologique a réussi un grand coup, simplifier un discours complexe au maximum. Si bien, que le consommateur noyé par une mine d’informations scientifiques préfèrera se tourner vers les arguments marketing qui sont beaucoup plus facilement compréhensibles. De plus, les arguments marketing avancés lui demanderont moins d’efforts. Il est plus facile d’acheter une voiture « verte » que de prendre un vélo.

L’écologie est un sujet beaucoup plus compliqué qu’il n’y parait. Les discours des scientifiques ne font pas tout le temps réagir car ils ne font que relater des faits où aucune image ni émotion passe. De plus, ces discours ne sont pas à la portée de tout le monde. Ce qui est tout à fait normal, ce sont des scientifiques pas des marketeurs.

Prenons l’exemple de l’ours sur la banquise. Il est devenu l’un des symboles du réchauffement climatique. Les gens sont touchés par l’histoire de l’ours qui ne peut plus se nourrir car la banquise fond. Mais concrètement que l’ours disparaisse ou non, cela n’est qu’une goutte d’eau face aux problèmes écologiques. Le réchauffement climatique a des conséquences bien plus dramatiques et surtout à l’échelle planétaire. Mais l’ours est une image simple et attendrissante c’est pour cela qu’elle nous touche, car nous pouvons nous identifier à cette boule de poil et ses yeux tristes. Alors que si je vous parle des déplacements des populations d’insectes, cela est beaucoup moins évocateur et pourtant dramatique.

Difficile pour les marques de mener un combat pour l’écologie

Quelques marques ont essayé de lancer un combat pour l’écologie. Lorsqu’en 1996, l’enseigne Leclerc lance l’opération « sacs recyclables à vie », l’initiative n’est pas très bien reçue . Les consommateurs, en caisse ne comprennent pas pourquoi ils doivent dorénavant payer leurs sacs qui jusqu’à présent étaient gratuits. Difficile pour eux de supporter cette contrainte imposée dont ils ne retirent aucune satisfaction.

Contrairement au combat mené contre la vie chère, le combat environnemental ne vise pas un responsable direct. Tout le monde est responsable nous, les autres, et nous trouvons toujours un voisin plus pollueur telle la Chine.

Cette initiative écologique a fini par porter ses fruits une fois les gens éduqués, mais elle reste une contrainte pour beaucoup. De plus, ce genre d’initiatives ne permet pas à l’enseigne de gagner des parts de marché car le consommateur écolo peut très bien faire ses courses dans n’importe quels autres supermarchés avec ses sacs réutilisables.
Le marketing écologique ne fonctionne que lorsque le confort du consommateur n’est pas remis en cause.

Des produits qui nous donne bonne conscience

Avec toutes les contraintes énoncées, on se demande comment les marques peuvent vendre avec le label « vert ». Tout simplement en jouant sur la bonne conscience apportée aux consommateurs

Les voitures vertes avant de polluer moins apportent un confort à l’utilisateur car elles consomment moins. C’est un bénéfice appréciable pour le consommateur. Sans ces bénéfices les ventes de voitures vertes seraient surement beaucoup moins importantes. D’ailleurs les ventes des voitures électriques ne décollent pas vraiment car elles demandent aux consommateurs de faire des sacrifices qu’ils ne sont pas prêts à faire (tarifs, autonomie). Acheter une voiture verte sera un geste facile pour un consommateur car cela ne lui demandera pas de faire un effort particulier.

La personne non concernée par l’écologie n’a aucune raison d’acheter des produits qui ne correspondent pas à sa vision du monde car ceux la ne lui apportent aucune satisfaction supplémentaire. On ne vit pas mieux en consommant de façon écologique.

Il est bien plus facile d’acheter une voiture verte plutôt que de remettre en question son mode de transport. Acheter une voiture verte c’est bien, limiter ses déplacements en voiture c’est mieux. Pour beaucoup cet achat leur permettra de soulager leur conscience de pollueur. Leur achat leur demande peu d’efforts et leur donne entière satisfaction car ils pourront affirmer faire un geste pour l’environnement.

Mais tout n’est pas noir

Il existe des consommateurs et des sociétés foncièrement concernés par les dégâts causés par la surconsommation à notre chère planète. Ces produits auront de vraies valeurs écologiques. Ils apporteront une satisfaction aux consommateurs qui veulent consommer de façon responsable car ces produits correspondent à leur vision du monde. Ils satisferont également les consommateurs voulant se donner bonne conscience, mais ils peuvent rester un frein (tarifs, utilisation). Le marketing écologique authentique ca existe aussi.

L’écologie, une pratique économique pour les marques

N’avez-vous jamais été convié à passer à la facture électronique ? La « facture verte » qui permettra de ne pas gâcher du papier. Cette facture permet aux consommateurs de faire un geste pour l’environnement, mais cela est surtout avantageux pour la société qui réduit ses coûts. Lorsqu’il s’agit d’arguments de ce type il n’y a pas de réel mensonge de la part des marques, même si l’argument est détourné.

Mais il ne faut pas se leurrer, un grand nombre de marques font de l’écologie pour faire des économies et attirer de nouvelles cibles. Pour moi, c’est d’ailleurs une erreur car difficile de se forger une réelle image de marque car l’entreprise ne communiquera pas avec autant de passion qu’une marque foncièrement concernée et l’utilisateur n’est pas dupe.

Le greenwashing est largement utilisé par les marques pour donner l’illusion au consommateur qu’il a entre les mains un produit écolo (couleurs, formes, slogan).

McDo est très fort pour cela, je suis d’ailleurs fasciné par leurs pubs et leur communication. Je n’ai pas mis les pieds dans un McDo depuis mon enfance, mais il faut avouer qu’ils savent se renouveler, s’adapter et cibler leurs messages en fonction de toutes les cibles qu’ils visent.

Mais je pense que tous ces arguments ne sont pas pérennes. Certaines marques les utilisent de façon trop abusives, ce qui peut largement nuire à leur image de marque. De plus, les associations dénoncent de plus en plus ce genre d’abus qui ne font qu’aggraver l’image négative de ces marques.

Dans tous les cas, je pense que nous prenons souvent le problème à l’envers. Pourquoi chercher à consommer écolo alors que dans la plupart des cas il suffit de consommer moins. Faire les deux serait encore mieux.

Trop de choix, le malheur du consommateur ?

Un marché saturé par le choix

La qualité des produits à atteint un bon niveau de maturation dans beaucoup de domaines.
Même dans les domaines où la technologie continue d’avancer, les produits sont tellement performants que pour la plupart des usages, on pourrait se contenter de bien moins. C’est le cas avec l’informatique, où la puissance des ordinateurs est telle qu’un ordinateur d’il y a 4 ou 5 ans  suffit amplement pour bon nombre d’entre nous. La plupart des produits vous donneront satisfaction en termes de fonctionnalité et de rapport qualité/prix.

Aujourd’hui une entreprise ne peut plus communiquer sur ces simples arguments. Il y a 80 ans, Ford a pu faire fortune avec sa Ford T, car il n’existait aucune concurrence. Aujourd’hui difficile de sortir un produit sur un marché ou la concurrence n’existe pas. Le consommateur est assailli de messages publicitaires chaque jour. Des centaines, des milliers de messages par jour. De combien se souviendra t-il ? N’ayant qu’une capacité d’attention limitée, le consommateur se souviendra que des produits les plus remarquables.

Les étapes du choix

Face à la multitude de produits, le consommateur se retrouve à devoir systématiquement faire des choix. Avant l’achat d’un produit, le consommateur sait ce qu’il a mais ne sait pas ce qu’il aura. J’entendais de la part d’un ami :

Ma Livebox me convient, je n’ai pas tous les services que je souhaite, mais au moins ca fonctionne. En changeant d’opérateur, je ne sais pas ce qui m’attend.

Il préfère donc rester avec un service qui ne lui convient pas entièrement plutôt que d’affronter une situation qu’il ne maîtrise pas.

Lors de l’achat d’un produit nous sommes confrontés à faire des choix, en fonction des différents produits. Dans cette situation nous nous demandons quel sera le meilleur produit. Chaque produit aura un lot d’avantages et d’inconvénients, en choisissant le produit A vous vous demanderez à côté de quoi vous passerez en ne choisissant pas le produit B.

Pour se sentir en sécurité, le consommateur pourra s’orienter vers un produit avec une image de marque qu’il lui convient. Ex : un produit fabriqué en France pensant que celui-ci sera plus robuste qu’un produit fabriqué en chine.

Après l’achat de votre produit, vous risquez de trouver mieux ailleurs. Pour vous convaincre de votre choix, vous devrez vous raconter une histoire, un mensonge afin de ne pas vous avouer que votre choix n’était pas le meilleur. Il est difficile pour l’être humain de reconnaître ses erreurs, il préfèrera passer par la mauvaise foi.

Avant un achat, pour se convaincre d’acheter nous nous faisons une fausse représentation des produits. Nous imaginons souvent trouver le bonheur dans l’achat et nous nous représentons l’achat tel une magie qui participera à notre bonheur. Cette représentation amènera à une frustration car après l’euphorie de l’achat nous nous apercevons que celui-ci ne nous apporte pas autant que ce que l’on pouvait imaginer. D’après Georges Chétochine cela est appelé « l’effet d’atterrissage ».

Pensées personnelles

Notre société de consommation, nous donne chaque jour de nouveaux choix, de plus en plus de choix. Ces choix créent de nouveaux désirs, qui alimentent notre soif de consommation.

Comme nous l’avons déjà vu, avoir le choix est un facteur d’inquiétude avant l’achat et un sentiment de frustration après l’achat. L’inquiétude de faire toujours le bon choix, face à une armée de produits et d’être sur que le produit acheté correspond à notre vision du monde et de celle de notre milieu social. Nous ne voulons pas entendre de notre entourage que nous sommes « has been » ou habillé de façon ringarde.  Pour  cela nous avons besoin de faire constamment le meilleur choix, et de le renouveler. A chaque fois que je me retrouve face à une personne qui a acheté un nouvel ordinateur, la première question est systématiquement la même :

Est ce que c’est bien ce que j’ai acheté ? »

La personne en face à besoin de se rassurer sur son achat, d’être sure qu’elle à fait le bon choix.

Avoir toujours plus de choix, créé de nouveaux désirs. Nous pensons à tort que ces désirs nous rendrons heureux. Ils créent des frustrations car dès que l’objet est acquis, la pulsion demeure et notre attention se porte sur un autre objet. Impossible de tout posséder, de tout consommer.

Platon compare les hommes qui cherchent à combler tous leurs désirs à des hommes condamnés à remplir un tonneau percé pour l’éternité.

Quelles que soit nos ressources, le temps manquera, il est donc chose impossible de vouloir courir après chacun de ses désirs. Malheureusement les technologies nous laissent croire que tout est à portée de mains.

Beaucoup de choses nous sont facilitées, mais a contrario cela nous nuit car nous ne prenons plus le temps de faire les choses. Ce temps dont nous avons besoin pour solliciter nos forces et nos talents. Ce temps qui nous permet d’oublier nos problèmes, le temps qui passe et notre stress. L’homme a naturellement besoin de dépenser de l’énergie. Nous sommes programmés pour marcher, courir, chasser, pêcher, défendre notre territoire.  L’homme a créé le sport afin de continuer à se dépenser comme il le faisait à l’état naturel. Durant une activité physique notre cerveau est occupé et nous sécrétons des hormones qui contribue au bien être de l’individu.

Avoir le choix est un grand paradoxe. D’un côté il profite aux consommateurs car les entreprises sont obligées d’innover et la concurrence permet de faire baisser les prix. D’un autre côté avoir trop de choix est une angoisse pour le consommateur.

Je concluerai cet article par cette citation suffisamment forte de sens pour qu’il n’avoir rien à y ajouter :

Ne me méprise pas tant ! Je ne suis pas pauvre. Le pauvre est plutôt celui qui désire beaucoup de choses. Léonard de Vinci

Ne faîtes pas comme les autres !

J’expose dans cet article une vision un peu personnelle. Celle de mon expérience
acquise entre le sport, les voyages et l’entrepreunariat. Entreprendre ce n’est pas réservé qu’aux autres, chacun peut y arriver, il suffit de le vouloir et d’y croire. Pour beaucoup cela est chose impossible. Mais pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils ne le veulent pas. A l’école on nous apprend tout le contraire, il faut suivre les rangs, ne jamais en sortir et appliquer les règles imposées. Des règles souvent arbitraires. Avec un tel schéma, difficile de croire que l’on peut sortir des sentiers battus.
J’ai souvent entendu autour de moi des gens me dire : « c’est facile pour toi, tu n’en fais qu’à ta tête ». Oui c’est vrai. Mais pensez vous qu’il est possible de sortir de la masse sans en faire qu’à sa tête ? Face à des gens frileux, avancez seul.
Pour cela il faut le vouloir, osez, mettre ses peurs de côté, faire des sacrifices et ne pas écouter ces gens frileux.

Voici un petite liste des points que je partage entre le sport, les voyages et l’esprit d’entrepreneur.

Je ne peux pas le faire j’en ai pas les capacités

Il faut se lancer, arrêter de penser que cela n’est réservé qu’aux autres. Toutes les excuses sont bonnes pour ne pas se jeter à l’eau. Ils ont tous commencé petit et ont fini par grandir à force de persévérance et d’endurance.

Vous êtes impressionné par quelqu’un qui court sur 21, 42 ou 100kms ? Vous pensez que ces disciplines ne sont réservées qu’à une élite de gens surentrainés et dotés de capacités hors normes. Courir 15kms, pour un marathonien, représente une simple séance. Pour une personne n’ayant jamais couru cela peut paraître énorme. L’intensité et la durée de l’effort sont donc totalement relatives. La seule différence entre ces deux personnes c’est que la première a franchi le pas. Beaucoup d’autres ont réussi, alors pourquoi pas vous ?

Dans le club où je suis, un handisport s’entraîne avec un groupe de valides. Nous discutions dernièrement de sa qualification pour le JO de 2012. Il me disait que cela lui demande énormément d’efforts car son handicap l’oblige à faire plus d’efforts que les autres handisports de sa catégorie. Pourtant ce jeune homme ne lâche jamais, même s’il sait que ce sera plus dur pour lui. Je m’incline et lui rends hommage.

Fauja Singh redémarre la course de fond à 81 ans. Il termine le marathon de Londres à 92 ans en 5h40. Cette année, il fera un marathon, il aura 100 ans. Vous avez de beaux jours devant vous !

Je n’ai pas le temps !

Vous n’avez pas mieux comme excuse ? Si vous n’avez pas le temps, demandez-vous si vous utilisez correctement votre temps ? Êtes-vous suffisamment productif ? Dominique de Villepin, Arno Simoncini (président du groupe Meetic), pour ne citer qu’eux, s’entraînent plusieurs fois par semaine. Quand on est motivé on le trouve ce temps, il suffit de connaître ses priorités. Etre en bonne santé, travailler pour réussir ou s’abrutir devant la télé, à vous de choisir. J’ai le temps de travailler, d’apprendre continuellement, de m’entrainer et je fais à manger le soir et le ménage le week-end. Et vous ?

Au travail, pas besoin de sortir à 21h pour avoir une journée de travail complète. Comptez le nombre de pauses que vous faîtes pour aller boire un café, papoter dans les couloirs, fumer une cigarette. Tout ce temps perdu, vous pourriez l’utiliser pour travailler de façon plus productive. Arrêtez de fumer, vous ferez moins de pauses et gagnerez des années de vie. Rentrez chez vous plus tôt, occupez vous de votre famille et reposez vous. Votre santé mentale s’améliorera en même temps que votre fatigue et votre productivité.

Un employé travaillant 14h par jour même s’il est très productif au départ ne le restera pas bien longtemps. Un employé stressé, fatigué sera moins productif en 14h qu’un employé apaisé, et en pleine forme en 10h de travail.
De plus un employé qui restera au boulot tard le soir, sait inconsciemment qu’il a le temps devant lui. Par contre, lorsque vous savez que la cloche sonne à 17h, vous n’avez pas le temps de faire autrement que d’aller à l’essentiel. Travaillez moins pour être plus productif.

Savoir se donner des objectifs

Pour être premier sur la ligne d’arrivée, il faut savoir tout donner. Tout le monde ne peut prétendre avoir les mêmes qualités physiques. Mais à performances égales, c’est le mental qui fera la différence.
En sport, grâce à votre mental vous apprendrez à dépasser vos limites physiques. L’inconfort physique généré durant l’effort sera piloté par vos émotions et la façon dont vous percevez cette situation.

Je ne réinvente pas la roue, vos objectifs doivent être spécifiques, atteignables et réalistes. Il ne suffit pas de se dire : « je vais faire mieux », mais se dire « je vais faire telle performance à ma prochaine compétition ». Atteignable, car si vous courez sur une ligne infinie sans jamais apercevoir la ligne d’arrivée vous finirez par vous essouffler. Si votre objectif est trop difficilement atteignable vous vous fatiguerez trop vite et deviendrez contre productif. Etre humble face à la nature, savoir revoir ses objectifs à la baisse en cas de nécessité vous permettra de revenir vivant.

Apprendre à connaître ses limites

Le sport permet de se confronter à ses limites psychologiques et physiques et d’apprendre à mieux se connaître, une qualité indéniable pour un entrepreneur. En cas de situation de crise, d’urgence, être capable de rester serein en analysant la situation de façon rationnelle est un atout indéniable. Le sport et les voyages m’ont appris à relativiser et à gérer les problèmes différemment. Lorsque vous êtes face à une situation d’urgence ou dangereuse vos choix sont limités. Vous devez apprendre à hiérarchiser les problèmes et ne pas céder à la panique. Le stress, la panique, ne font qu’aggraver la situation, autant apprendre à s’en passer. Seul face à la nature, deux solutions s’offrent à vous : apprendre à faire avec ce que vous avez ou passer des moments forts désagréables.

Ne jamais baisser les bras

En montagne pour revenir vivant vous n’avez pas d’autres choix que d’aller au bout des choses. Vous aurez toujours des difficultés à surmonter, ne vous arrêtez pas à la première venue sinon vous n’irez pas loin. Votre vie serait bien plate sans toutes ces difficultés. Vous pensez avoir des difficultés insurmontables, demandez aux Haïtiens ce qu’ils en pensent ?

En situation de survie, j’ai appris une chose. Lorsque vous êtes dans une situation inconfortable soit vous vous demandez pourquoi vous êtes là, soit vous cherchez les solutions vous permettant de sortir de cette situation et de rester en vie.
Vous avez le pouvoir de rendre les situations agréables ou non, il suffit de s’en convaincre.

Les hommes ne sont pas effrayés par les choses, mais par la façon dont ils les voient. Epictète

Soyez positif la vie vous sourira. J’entends souvent des gens me dire que je suis fou car je cours avec pluie, neige, froid. Comment puis-je me plaindre de courir dans le froid ? Lorsque je suis dehors c’est pour mon plaisir. N’oublions que d’autres le sont car ils n’ont pas choix.

Pour atteindre ses objectifs il faut se battre, si quelques goutes d’eau me font peur, je peux m’inquiéter pour mon avenir. Si je n’arrive pas à me battre pour quelques pas de courses, comment vais-je réussir à me battre pour la vie, pour manger ?
Pour gagner une seule solution, partir gagnant. Arrêtez de penser à l’échec, c’est de l’énergie gaspillée pour rien. Utiliser votre énergie pour avancer, apprendre et créer.

Lors d’une course à quoi bon de se dire que vous avez mal aux jambes, vous le saviez avant de venir. Economiser cette énergie négative et utiliser là pour vous battre jusqu’au bout.

Pas de place pour l’amateurisme

En montagne, l’amateurisme vous tue, en entreprise il vous coule. En entreprise, ce n’est pas le costard et la cravate qui feront de vous un pro. On jugera votre professionnalisme sur vos compétences, vos facultés à vous adapter et à vous rendre indispensable. N’oubliez pas que tout le monde peut acquérir des connaissances empiriques. Par contre se rendre indispensable est beaucoup plus rare. Vos connaissances ne suffiront pas, il vous faudra analyser, réagir vite et entreprendre. Prenez vos décisions rationnellement et non en fonction de vos goûts et couleurs.

Vous êtes là pour défendre les intérêts d’une société et non vos intérêts personnels. Si vos employés préfèrent défendre leurs intérêts personnels plutôt que l’intérêt général c’est qu’il existe un problème de management.

Motivez vos salariés en les intégrant entièrement à la vie de l’entreprise. Si tout le monde avance en même temps (employés et entreprise), c’est un cercle vertueux qui se créé. Les employés sont heureux de leur réussite professionnelle et l’entreprise gagne à garder ses employés motivés.

Ne pas jouer au héro

Les autres ont une expérience à vous apporter, sautez sur l’occasion, il n’y a pas de honte à se faire aider, laisser votre égo de côté. N’essayez pas de vous infliger des heures de recherches et de tiraillements intellectuels pour essayer de résoudre votre problème. Il y a forcément quelqu’un qui peut vous aider, vous aiguiller. A vous de choisir, laisser votre égo de côté ou travailler des heures inutilement.

Rester humble, en montagne pour espérer rester en vie le plus longtemps possible il vaut mieux rester humble et savoir renoncer. Vous atteindrez votre niveau d’incompétence le jour où vous prétendrez être le meilleur ou ne plus rien n’avoir à apprendre.

Foncez, n’écoutez pas ces gens frileux. Mais attention de ne pas foncer tête baissée, le risque de prendre un mur sera plus important et vous remettez la réussite de votre projet au mains du facteur chance. En marathon, les secondes gagnées au départ sont des minutes perdues à l’arrivée voire l’abandon si vous explosez.

Aller à l’essentiel

Les marathoniens apprennent à économiser un maximum d’énergie à chaque foulée. La beauté de leurs foulées ne se trouve pas dans l’esthétisme de celles-ci mais dans leur efficacité.

Pas le temps de papoter pendant les réunions, dans les couloirs, aller à l’essentiel, vous pourrez sortir plus tôt du travail et faire à manger à votre homme/femme.

Allez à l’essentiel, discutez des points objectifs, pas de place pour les goûts de chacun. Discutez des critères subjectifs d’une réalisation n’apportera rien à la qualité de celle-ci et nuira à votre productivité. Surtout que dans ce genre de cas sur 100 personnes vous risquez de vous retrouvez avec 100 avis différents.

Faire des docs Excel et Powerpoint dans tous les sens, ce n’est pas de la rigueur ni être un professionnel. Au mieux vous vous donnez bonne conscience, mais ca ne vous aidera pas à être plus productif. Si vous êtes obligé de faire des compte rendu pour la moindre réunion, c’est que vos réunions sont trop longues et pas suffisamment claires. Quand je vois des comptes rendu de comptes rendu, je me dis que beaucoup passent leur temps à gâcher du papier.

Apprendre de ses erreurs et de celles des autres

La théorie vous donnera les connaissances. Pour la pratique c’est de votre expérience et de celle des autres que vous apprendrez. Remettre votre travail en cause, analyser ses erreurs vous permettra d’avancer en vous améliorant constamment. Apprenez des erreurs et des succès des autres, et faites mieux qu’eux. Jetez un coup d’œil sur la concurrence mais n’en faîtes pas une obstination. Vous risquez de passer plus de temps à regarder la concurrence évoluer plutôt que d’être créatif sur vos projets.

N’oubliez pas d’apprendre de vos expériences positives, elles sont bien plus importantes, humainement et professionnellement.

Ce n’est pas parce que les autres n’y arrivent pas que vous n’y arriverez pas. J’entends souvent dire, « ah oui mais tu sais, 2/3 des projets échouent » ou des âneries comme « ah mais il y a beaucoup de morts sur l’Everest, c’est dangereux ! ». Mais savez combien sont morts par manque d’expérience, de compétences, d’erreurs de débutant ? Alors ce n’est pas parce que les autres n’y arrivent pas que vous n’y arriverez pas.

J’entends souvent autour de moi : « Les gens ont fait des études pour faire ça ». Je pense que beaucoup de gens ont des dons ou des facilités dans certains domaines, utilisez les. Ce n’est pas parce qu’autour de vous beaucoup n’y arrivent pas, même en étudiant, que vous ne pouvez pas vous débrouiller dans la matière.
Peut on dire que ce sont les courtes études de Picasso qui ont fait de lui un génie de la peinture ? D’ailleurs même ce génie a mis du temps avant d’arriver au meilleur de lui-même.

Beaucoup échouent, ce sont les autres qui échouent pas vous.

Hygiène de vie

Un individu fatigué, stressé et affaibli est un individu dangereux pour sa société. Irritable, démotivé, pessimiste, dans le meilleur des cas il arrivera à démotiver les gens autour de lui et dans le pire des cas il fera une crise de nerfs ou un burn out.Il deviendra un sujet auquel il faudra apporter plus d’attention. D’autres essaieront de l’aider, de le consoler…une perte de temps pour tous.

La chose est encore plus préoccupante pour un dirigeant qui doit prendre décisions, gérer des situations de crise ou d’urgence en ayant du recul et une vision rationnelle.

Je ne dis pas qu’il faut penser qu’à la productivité et embaucher des employés sans cœur travaillant tels des robots. Au contraire, je suis content quand je vois des gens épanouis et heureux. Je veux que les gens soient heureux de venir au travail et non transformer mon entreprise en cimetière pour personnes vivantes. En montagne, pas besoin de le rappeler, beaucoup sont morts par manque de vigilance. Ce manque de vigilance, dû à la fatigue car on a pas su s’arrêter à temps. Aller au sommet coûte que coûte et se tuer à la descente car on est trop fatigué. Après, on a l’air con quand il s’agit de raconter que l’on s’est tué en trébuchant sur un caillou !

Un bon sportif sait se reposer, car très vite son corps va lui rappeler qu’il n’est pas invincible et il n’aura pas le choix que de s’arrêter. Pour un travailleur c’est plus subtil, car c’est la maladie qu’il le rattrapera, qu’elle soit psychologique ou physique. Et parfois la maladie s’installera en douce, plus difficile à déceler.

Travaillez moins, occupez vous de votre famille, faites du sport, l’amour à votre homme/femme, votre patron vous dira merci.

Notre savoir nous jouerait il des tours ?

Qui ne s’est pas déjà retrouvé dans cette situation. Expliquer une chose qui paraît évidente alors que la personne en face n’y comprend rien. Des prestataires face à des clients qui ne comprennent rien, cette situation je la retrouve très régulièrement.

Est-ce que bon nombre de clients ne veulent pas comprendre ou est-ce que ce sont les messages des prestataires qui ne sont pas explicites ?

Un ami professeur me disait toujours :

Il n’y a pas de mauvais élèves, que des mauvais pédagogues.

En tant que prestataire, mettons notre égo de côté et demandons nous si le problème ne provient pas de ceux qui donnent les explications.

Dans le cadre d’une relation entre un client et un prestataire, le climat n’est pas le même qu’avec un professeur et son élève. Contrairement à un élève, le client peut estimer qu’il n’a aucun enseignement à recevoir. S’il a des croyances ou des idées préconçues il sera difficile de le faire changer d’opinion. Mais dans beaucoup de situations le problème vient d’ailleurs.

Nos connaissances nous joueraient-elles des tours ?

Le principal problème provient du savoir que le prestataire a acquis. Ou plus exactement de la différence de connaissances entre les deux personnes.

Un client souhaitant un site web n’a, pas ou peu, de connaissances dans le domaine. Pour certaines prestations (référencement par exemple), le client peut ne pas se rendre compte de la valeur ajoutée. Le résultat n’étant pas visible immédiatement et de façon concrète, la valeur ajoutée d’une telle prestation peut paraître abstraite. Les enjeux d’un bon référencement peuvent être moins parlants pour un client qu’un joli webdesign.

J’entends très souvent des « croyances », concernant le référencement internet. Parfois même de la part de professionnels du web. Alors comment un client peut il s’y retrouver, face à des discours complètement opposés voire farfelus.

Et c’est à ce niveau que commencent les problèmes. Les connaissances acquises nous donnent un nouveau schéma de pensée et mode de raisonnement. Comme il est impossible de désapprendre, il nous devient difficile de se mettre à la place d’une personne novice.

De plus, la pratique de notre métier, depuis de longues années pour certains, nous fait évoluer dans un monde qui nous est propre. Nous sommes immergés dans un univers tous les jours, voire les nuits pour certains. Ces connaissances, ce mode de raisonnement et cet univers finissent par être une évidence et il devient difficile de prendre du recul.

Cet univers, le client ne le connait pas. Même s’il peut acquérir quelques notions, il lui sera compliqué de se faire une représentation de cet univers. C’est pour cela qu’il est important de planter le décor afin de donner des repères au client.

N’avez-vous pas déjà vécu cette situation ?

Vous êtes à un diner, on vous pose une question sur les ficelles de votre métier.
Quelqu’un a côté vous coupe la parole afin d’expliquer ces ficelles alors qu’il n’y connait rien. Malgré son faible niveau de connaissances on lui accorde une crédibilité. Durant ce temps vous vous dites qu’il raconte n’importe quoi. Mais cela fonctionne, car ne connaissant ni le vocabulaire technique ni toutes les ficelles du métier il a su rapidement donner une vision simple de votre métier avec des images simples (les siennes), et un vocabulaire adapté pour un novice. Il vous a doublé dans vos explications car lui n’a pas eu besoin de réfléchir pour adapter son mode de raisonnement et son vocabulaire.

N’oublions pas que les clients ne sont pas des passionnés

Dans le monde du web, la plupart sont des passionnés (en tout cas ceux que je rencontre). Nous sommes donc naturellement curieux. Pour un client internet reste un outil, souvent mal compris d’ailleurs. Le schéma et la représentation qu’il se fera d’internet seront complètement différents de ceux d’un prestataire web.

Nous ne pouvons pas demander à un client d’avoir le même enthousiasme que nous face au développement d’un projet, lui n’est pas passionné. Je comprends qu’il soit étrange pour un client de devoir s’impliquer dans son projet. En adoptant le point de vue d’un client, lorsque j’achète un bien ou un service, dans la majorité des cas, je n’ai rien d’autre à faire que de payer. C’est un peu comme si, en arrivant chez le garagiste, celui-ci me demandait de m’impliquer pour changer mes plaquettes de freins.

J’entendais dernièrement un référenceur exprimant sa frustration car son client, n’arrivait pas à lui parler de son entreprise. Des renseignements dont il avait besoin pour établir une stratégie de référencement. J’imagine que dans ce cas, il devient difficile de travailler. Mais, je pense qu’il ne faut pas oublier que tous les clients ne sont pas passionnés par leur entreprise donc investis et concernés par leurs projets.

De plus, pour une stratégie de référencement le concept peut être abstrait pour le client. Il ne saura pas, par où commencer, car il ne comprendra pas les enjeux d’une telle stratégie.

Attention je ne suis pas en train de dire que tous les clients sont de bonne foi et d’une motivation extrême.

Utiliser des idées adhésives

Il ne faut pas oublier que l’informatique c’est trivial pour nous mais compliqué pour le reste du monde. Il est nécessaire de se mettre à la place du client. Celui-ci n’est pas en mesure de comprendre le langage informatique. Beaucoup de sites d’agence ou de blogs que je peux voir sont écrits depuis le point de vue d’un informaticien. Sur un site d’agence, le langage utilisé ne sera pas compris par un client si celui-ci est trop compliqué. Même des mots ou expressions qui peuvent paraître simples ne le sont pas forcément pour les non initiés. Il ne faut donc pas laisser le client se perdre dans un jargon technique.

Par exemple : Un client n’a pas besoin de tout comprendre à la programmation, lors du choix d’un CMS ou d’un framework PHP. le client veut juste savoir si la solution apportée comblera ses frustrations. Il passera au dessus du jargon technique pour se focaliser sur ses frustrations comme par exemple savoir si la solution retenue lui permettra de faire des mises à jour facilement ou que ses données sensibles sont à l’abri des regards indiscrets.
Lorsqu’un prospect lit sur un site toutes sortes d’atrocités comme les logos W3C, SQL, PHP, Joomla, WordPress, il en gardera une image de qualité rien de plus. Il faudra expliquer les concepts de façon simple et d’éviter les concepts abstraits.

Un autre exemple :Un client commande un blog. Il préfère savoir qu’il pourra administrer son site depuis n’importe où dans le monde et écrire ses articles comme s’il était sous Word, plutôt que de savoir que celui-ci est codé en HTML 5 et que son site est valide W3C.
Il cherchera à savoir si son site ne sera pas obsolète très rapidement ou qu’il lui sera facile de changer de prestataire pour faire suivre son projet. Bien sûr que ceci est un gage de qualité et que le client comprendra que son site est un site développé avec sérieux. Mais il ne pourra se représenter les réels avantages de ces techniques. Alors que d’utiliser son blog partout dans le monde sera plus parlant pour lui.

Un ami photographe m’a toujours étonné avec son discours face à ses clients. Lorsque je l’écoute parler, je me dis très souvent que ses propos sont inexacts. Mais qu’importe car son discours simplifié permet à ses clients de comprendre chaque situation. En utilisant des images simples et un vocabulaire adapté les idées passent et le client se sent impliqué car il arrive à pénétrer le monde du professionnel. Cela permet au client de se sentir concerné car il peut participer indirectement au projet.

C’est d’ailleurs pour toutes ces raisons que certains clients veulent un site et n’ont aucun budget alloué pour cela. N’ayant aucune connaissance il devient difficile de se rendre compte du travail à effectuer et donc du temps passé. De plus, comme sur un site il y a pleins de disciplines qui entrent en jeu, les clients n’ont souvent pas idée de cela. Ils le découvrent lorsqu’ils négocient avec les prestataires. Dernièrement un ami m’a montré plusieurs devis pour un même site web. Les tarifs s’étalaient de 7 000€ à 55 000€. Avec une telle fourchette de prix on comprend pourquoi certains n’arrivent pas à budgéter leur site web.

Pourquoi je voyage ?

Depuis plusieurs années j’ai pris pour habitude de partir avec mon sac à dos pour parcourir le monde. J’ai eu la chance de poser le pied dans différents pays du monde et cela pour mon plus grand bonheur et mon ouverture d’esprit. Je sors un peu du thème de mon blog mais ce sujet me tient à cœur.

Le groënland : la rando avec les icebergs est un rêve absolu

Ces voyages m’ont beaucoup apporté. J’ai en appris beaucoup sur moi et sur les autres. Lorsque l’on reste cloitré dans son monde, on ne sait pas comment cela se passe ailleurs et la plupart du temps on ne se le demande pas. A tort on pense que notre façon de faire, de vivre, est la seule qui existe. Normal on ne connait que celle-ci. Pourtant il existe bien d’autres façons de faire.

Apprendre à faire avec ce que l’on a

La première chose que j’ai apprise en voyage c’est que l’aspect matériel n’est en rien un facteur de bonheur. Aux quatre coins du monde les gens ne sont pas plus malheureux que chez nous. Bien au contraire d’ailleurs. Je me faisais la réflexion avec un ami Burkinabè, en Afrique les gens sont toujours souriants.

Difficile de croire pour beaucoup que l’aspect matériel n’est en rien un facteur déterminant dans notre bonheur. Pourtant à partir du moment où l’être humain se trouve au delà du seuil de survie, le bonheur n’est plus une question de facteurs extérieurs. Le psychologue hongrois Mihaly a longtemps étudié cela et en vous parlera bien mieux que moi. D’ailleurs ce ne sont pas les conditions matérielles qui me choquent dans un pays mais l’injustice et la violence.

Lorsque je pars en voyage c’est souvent pour faire de la rando ou d’autres sports mais toujours avec mes deux jambes. Je ne vais pas vous raconter mes vacances mais plutôt pourquoi ces vacances.

En voyage j’ai très vite compris que je devais partir avec le minimum dans mon sac à dos. Quand on marche plus de 10 heures par jour, un sac à dos léger est un confort incommensurable. Cela permet également d’aller plus vite, de courir et surtout de préserver mes épaules.

Mais au delà du confort, partir avec le strict minimum permet d’apprendre à faire avec ce que l’on a. On prend beaucoup de recul face aux choses matérielles. On comprend que l’on peut très bien vivre avec très peu de choses et on se concentre sur d’autres priorités de la vie qui me paraissent bien plus essentielles.

Apprendre à faire avec ce que l’on a et jamais plus, permet de développer le sens de la « bidouille ». Apprendre à pêcher avec un tendeur de tente et une épingle à nourrice ou faire de la colle avec du riz ou de la sève d’un arbre est très formateur pour l’esprit.

Dans la vie de tous les jours et au travail cela permet de regarder les choses sous un autre angle. On apprend à regarder les objets autrement que par leur seule fonction principale. Ainsi avec un peu d’imagination on peut toujours détourner la fonction principale d’un objet pour une autre utilisation.

Apprendre l’humilité

Face aux éléments naturels on se rend rapidement compte que l’on est rien et surtout que la vie ne tient pas à grand-chose. C’est dans les situations difficiles que l’on se rend compte que beaucoup de choses de la vie ne sont que des subtilités et que dans nos sociétés modernes on perd beaucoup de temps avec ces choses secondaires.

Face aux éléments naturels on comprend que toutes les subtilités matérielles de nos sociétés ne sont rien. En montagne vous pouvez faire le fier avec votre Ipod, mais tout le monde s’en fout. Avec ou sans Ipod, si vous êtes un peu trop sûr de vous, vous finirez dans un trou. Dans ces milieux on a pas le droit à l’erreur alors il faut vite apprendre que l’on est pas invincible si l’on veut rester en vie.

Le recul

Face aux populations en détresse on se demande qui on est pour se permettre d’être fier, qui l’on est pour se plaindre. Dans des systèmes oú les valeurs n’ont plus rien à voir avec votre statut social, votre Mercedes et vos petits problèmes, vous ne valez pas grand-chose, vous êtes un inconnu comme les autres.

Si l’on fait l’effort de sortir de son monde et d’aller vers les autres, le voyage permet de prendre énormément de recul. De voir que les gens ont d’autres priorités que de savoir s’il achèteront le Ipad 32Go ou 64Go.

Lorsque je parle de voyage, j’exclue bien évidemment le voyage Club Med aux Antilles où vous êtes enfermé à l’hotel devant la plage pour faire la sardine grillée.

Le défi et le contrôle de soi

Pour ceux qui ne le savent pas encore je suis un coureur. Et en voyage je cours aussi. Plus que de courir je me lance des défis. Ces défis, sont d’ordre physique mais surtout d’ordre psychologique (isolement, fatigue, condition météo difficiles).

Mike Horn, un grand aventurier, m’impressionne pour ses performances physiques mais surtout psychologiques.

Ces défis sont un stimulant bien plus puissant que n’importe quelle drogue ! (enfin je crois car je n’ai jamais testé de drogue).

Vous apprenez à jouer avec vos limites et surtout à les dépasser. Je ne sais pas s’il existe plus grande joie que de terminer une épreuve d’endurance difficile. Plus c’est long et plus la joie est intense.

Lors d’une « souffrance » physique, il suffit juste de savoir interpréter correctement les messages que nous envoie notre corps pour comprendre que c’est bon. On ne peut pas parler de souffrance dans le sens où celle-ci est choisie. Contrairement à beaucoup d’autres situations on a toujours le choix du moment où ça s’arrête.

On y apprend l’endurance, non pas dans les jambes mais dans la tête. Face au défi en nature on apprend le contrôle de soi. Vous n’avez pas d’autres choix en montagne que de vous contrôler pour rester en vie. Face à une situation dangereuse, si vous ne gardez pas votre sang froid vous ne survivrez pas longtemps.
Je pense que tout cela est largement transposable au monde du travail et à l’entrepreneuriat.

Bonnes vacances !

Je vous laisse sur ces mots pour vous annoncer que mon blog prend 3 semaines de vacances car son propriétaire part au Vietnam. A mon retour j’en profiterai pour mettre mes photos sur mon site de photos de voyage.

Mon blog est resté inactif durant cette période d’été, mais il reviendra plus qu’en forme à partir du 15 septembre avec un article par semaine.

Pour vous mettre l’eau à la bouche j’ai écrit une longue série d’articles sur le management, les capacités intellectuelles, l’école et bien sûr le storytelling et le marketing.

J’aurai également l’honneur d’avoir un article invité de la part de Sébastien Durand du blog Storytelling.

Storytelling d’hier, storytelling d’aujourd’hui

Récent, le storytelling ? En tant qu’art du récit, il existe au contraire depuis l’Antiquité, depuis qu’on oppose qui de la raison ou de l’émotion est la plus efficace pour transmettre un message. Mais en la matière, les histoires ne valent que dans la mesure où elles offrent un point de vue contemporain, qu’elles sont dans l’air du temps.

Notre époque est demandeuse d’émotions mais semble cruellement en manque de mythes. Les entreprises et ceux qui les dirigent se sont engouffrés dans cette brèche et sont aujourd’hui les nouveaux narrateurs. Pionnier de l’utilisation de cette technique en France, Sébastien Durand revient sur cette évolution dans son livre «Storytelling – Réenchantez votre communication» dont est extrait l’article ci-dessous qu’il livre en exclusivité pour Mindeez.

Au matin du 14 mars 1590, la bataille d’Ivry se présentait plutôt mal pour Henri IV dont les ennemis ligueurs étaient deux fois plus nombreux que ses propres troupes. Mais le Béarnais coiffa un cimier de plumes blanches et harangua ainsi ses hommes : «Mes compagnons, Dieu est pour nous. Nos ennemis sont les siens. Si vos cornettes vous manquent, ralliez-vous à mon panache blanc, vous le trouverez toujours sur le chemin de la gloire et de l’honneur». (…)

Les exemples abondent dans l’histoire de chefs galvanisant ainsi leurs troupes : par exemple, le discours que Shakespeare prête à Henry V, lors de sa célèbre harangue de la Saint-Crépin. Napoléon s’en serait d’ailleurs inspiré pour son fameux :

«Soldats, je suis content de vous. Il vous suffira de dire : j’étais à Austerlitz, pour que l’on vous réponde : voilà un brave !». (…)

On parle souvent de storytelling à propos des discours de nos hommes politiques contemporains mais à côté de ces guerriers passés, notre époque ne manque-t-elle pas cruellement de «panache» justement ? (…)

Retenons avant tout, comme nous l’avons vu plus haut, que si certaines histoires sont éternelles, l’intérêt du storytelling est avant tout de les rendre actuelles, qu’elles aient un point de vue sur «l’esprit du moment» (le «Zeitgeist» cher à Hegel dans sa Phénoménologie de l’Esprit). Car c’est avant même de l’engager que Henri IV a gagné sa bataille.

Les entreprises sont les nouveaux narrateurs

Pendant longtemps, aux côtés des artistes et des ecclésiastiques – les religions forment d’admirables champs d’étude à la narratologie ! – les conquérants ont su écrire de merveilleuses histoires. Désoeuvré à Sainte-Hélène, Napoléon pouvait dire avec nostalgie : «Quel roman que ma vie !», lui qui analysait sans concession les faiblesses de ses adversaires Bourbons : «Ces gens-là ne savent pas parler à l’imagination des peuples». Les hommes politiques ne savent pour la plupart plus parler à notre imagination, ils ne nous font plus rêver. Et le Nouveau Roman comme la Nouvelle Vague au cinéma ont porté un coup presque fatal à la narration linéaire classique. Notre époque semble en panne de mythes.

C’est donc ailleurs qu’il faut aujourd’hui aller chercher les nouvelles histoires, les nouvelles mythologies : au sein des entreprises. Pour les Grecs, Niké symbolisait la victoire et était surnommée la déesse aux pieds ailés. 2 500 ans plus tard, la virgule Swoosh en est un rappel subliminal… de même que le nom de la marque. Chaussé de ses Nike, Michael Jordan et les autres champions ne sont-ils pas des dieux qui volent de victoire en victoire ? Quant à Peugeot, il a choisi d’illustrer sa nouvelle signature, «Motion & Emotion» créée à l’occasion de son bicentenaire par un spot de pub où le moulin à café des origines explose pour laisser place à une bicyclette et ainsi de suite jusqu’aux derniers modèles et concept cars. Le message est clair, la marque au lion est un phénix capable de renaître de ses cendres par une série de «destructions créatrices» (Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie).

Les entreprises sont devenues les nouveaux narrateurs. Pas les seuls bien sûr, les «vrais» artistes continuent d’inventer des histoires, mais les patrons sont devenus eux aussi des héros : Steve Jobs et Bill Gates ont longtemps incarné une version moderne du choc des titans. Anne Lauvergeon, patronne d’Areva, n’a-t-elle pas revisité le mythe de Jeanne d’Arc, seule dans un monde d’hommes qui finit par la brûler ?

Quant à Carlos Ghosn, le PDG de Renault-Nissan, sa vie et ses méthodes de management ont fait l’objet d’une adaptation en manga au Japon ! Alors, de vrais superhéros, nos managers du 21e siècle ? Peut-être pas. Mais qu’importe puisqu’ils ont découvert le nouveau pouvoir des histoires…