Pourquoi je voyage ?

Depuis plusieurs années j’ai pris pour habitude de partir avec mon sac à dos pour parcourir le monde. J’ai eu la chance de poser le pied dans différents pays du monde et cela pour mon plus grand bonheur et mon ouverture d’esprit. Je sors un peu du thème de mon blog mais ce sujet me tient à cœur.

Le groënland : la rando avec les icebergs est un rêve absolu

Ces voyages m’ont beaucoup apporté. J’ai en appris beaucoup sur moi et sur les autres. Lorsque l’on reste cloitré dans son monde, on ne sait pas comment cela se passe ailleurs et la plupart du temps on ne se le demande pas. A tort on pense que notre façon de faire, de vivre, est la seule qui existe. Normal on ne connait que celle-ci. Pourtant il existe bien d’autres façons de faire.

Apprendre à faire avec ce que l’on a

La première chose que j’ai apprise en voyage c’est que l’aspect matériel n’est en rien un facteur de bonheur. Aux quatre coins du monde les gens ne sont pas plus malheureux que chez nous. Bien au contraire d’ailleurs. Je me faisais la réflexion avec un ami Burkinabè, en Afrique les gens sont toujours souriants.

Difficile de croire pour beaucoup que l’aspect matériel n’est en rien un facteur déterminant dans notre bonheur. Pourtant à partir du moment où l’être humain se trouve au delà du seuil de survie, le bonheur n’est plus une question de facteurs extérieurs. Le psychologue hongrois Mihaly a longtemps étudié cela et en vous parlera bien mieux que moi. D’ailleurs ce ne sont pas les conditions matérielles qui me choquent dans un pays mais l’injustice et la violence.

Lorsque je pars en voyage c’est souvent pour faire de la rando ou d’autres sports mais toujours avec mes deux jambes. Je ne vais pas vous raconter mes vacances mais plutôt pourquoi ces vacances.

En voyage j’ai très vite compris que je devais partir avec le minimum dans mon sac à dos. Quand on marche plus de 10 heures par jour, un sac à dos léger est un confort incommensurable. Cela permet également d’aller plus vite, de courir et surtout de préserver mes épaules.

Mais au delà du confort, partir avec le strict minimum permet d’apprendre à faire avec ce que l’on a. On prend beaucoup de recul face aux choses matérielles. On comprend que l’on peut très bien vivre avec très peu de choses et on se concentre sur d’autres priorités de la vie qui me paraissent bien plus essentielles.

Apprendre à faire avec ce que l’on a et jamais plus, permet de développer le sens de la « bidouille ». Apprendre à pêcher avec un tendeur de tente et une épingle à nourrice ou faire de la colle avec du riz ou de la sève d’un arbre est très formateur pour l’esprit.

Dans la vie de tous les jours et au travail cela permet de regarder les choses sous un autre angle. On apprend à regarder les objets autrement que par leur seule fonction principale. Ainsi avec un peu d’imagination on peut toujours détourner la fonction principale d’un objet pour une autre utilisation.

Apprendre l’humilité

Face aux éléments naturels on se rend rapidement compte que l’on est rien et surtout que la vie ne tient pas à grand-chose. C’est dans les situations difficiles que l’on se rend compte que beaucoup de choses de la vie ne sont que des subtilités et que dans nos sociétés modernes on perd beaucoup de temps avec ces choses secondaires.

Face aux éléments naturels on comprend que toutes les subtilités matérielles de nos sociétés ne sont rien. En montagne vous pouvez faire le fier avec votre Ipod, mais tout le monde s’en fout. Avec ou sans Ipod, si vous êtes un peu trop sûr de vous, vous finirez dans un trou. Dans ces milieux on a pas le droit à l’erreur alors il faut vite apprendre que l’on est pas invincible si l’on veut rester en vie.

Le recul

Face aux populations en détresse on se demande qui on est pour se permettre d’être fier, qui l’on est pour se plaindre. Dans des systèmes oú les valeurs n’ont plus rien à voir avec votre statut social, votre Mercedes et vos petits problèmes, vous ne valez pas grand-chose, vous êtes un inconnu comme les autres.

Si l’on fait l’effort de sortir de son monde et d’aller vers les autres, le voyage permet de prendre énormément de recul. De voir que les gens ont d’autres priorités que de savoir s’il achèteront le Ipad 32Go ou 64Go.

Lorsque je parle de voyage, j’exclue bien évidemment le voyage Club Med aux Antilles où vous êtes enfermé à l’hotel devant la plage pour faire la sardine grillée.

Le défi et le contrôle de soi

Pour ceux qui ne le savent pas encore je suis un coureur. Et en voyage je cours aussi. Plus que de courir je me lance des défis. Ces défis, sont d’ordre physique mais surtout d’ordre psychologique (isolement, fatigue, condition météo difficiles).

Mike Horn, un grand aventurier, m’impressionne pour ses performances physiques mais surtout psychologiques.

Ces défis sont un stimulant bien plus puissant que n’importe quelle drogue ! (enfin je crois car je n’ai jamais testé de drogue).

Vous apprenez à jouer avec vos limites et surtout à les dépasser. Je ne sais pas s’il existe plus grande joie que de terminer une épreuve d’endurance difficile. Plus c’est long et plus la joie est intense.

Lors d’une « souffrance » physique, il suffit juste de savoir interpréter correctement les messages que nous envoie notre corps pour comprendre que c’est bon. On ne peut pas parler de souffrance dans le sens où celle-ci est choisie. Contrairement à beaucoup d’autres situations on a toujours le choix du moment où ça s’arrête.

On y apprend l’endurance, non pas dans les jambes mais dans la tête. Face au défi en nature on apprend le contrôle de soi. Vous n’avez pas d’autres choix en montagne que de vous contrôler pour rester en vie. Face à une situation dangereuse, si vous ne gardez pas votre sang froid vous ne survivrez pas longtemps.
Je pense que tout cela est largement transposable au monde du travail et à l’entrepreneuriat.

Bonnes vacances !

Je vous laisse sur ces mots pour vous annoncer que mon blog prend 3 semaines de vacances car son propriétaire part au Vietnam. A mon retour j’en profiterai pour mettre mes photos sur mon site de photos de voyage.

Mon blog est resté inactif durant cette période d’été, mais il reviendra plus qu’en forme à partir du 15 septembre avec un article par semaine.

Pour vous mettre l’eau à la bouche j’ai écrit une longue série d’articles sur le management, les capacités intellectuelles, l’école et bien sûr le storytelling et le marketing.

J’aurai également l’honneur d’avoir un article invité de la part de Sébastien Durand du blog Storytelling.

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