Insatisfaction client. Le 0% frustration

Les sources d’insatisfaction sont multiples, pour une enseigne ou une marque il est difficile de pouvoir contrôler toutes ces sources d’insatisfaction. Toutes les petites accumulations journalières seront les sources d’insatisfaction de vos clients.

L’insatisfaction prend toujours le dessus par rapport au sentiment de satisfaction. Elle vous mettra en colère, vous fera râler voire vous donnera envie de vous venger contre la marque.

A l’inverse, les sources de satisfaction seront vues comme quelque chose de normal ou ne seront même pas perçues. Lorsque vous prenez le train vous serez en colère lorsque celui-ci arrivera en retard. Par contre vous ne vous souviendrez pas des fois où il arrive à l’heure. D’ailleurs si votre train arrive avec quelques minutes d’avance vous trouverez ça normal et n’y ferez même pas attention.

Ce sera toujours la source d’insatisfaction qui fera partir vos clients, et non la satisfaction qui les fera rester. Vous pouvez proposer toutes les sources de satisfaction à vos clients, si celles-ci ne comblent pas ses frustrations il restera insatisfait.

Par exemple : Vous êtes en déplacement professionnel, vous avez une réunion importante. Si vous prenez l’avion pour vous y rendre, le siège aura beau être le plus confortable possible, l’hôtesse pourra vous servir à boire autant de fois qu’elle veut, si l’avion arrive avec 1 heure de retard vous serez insatisfait.

On en déduit qu’il est essentiel de diagnostiquer le plus tôt possible les frustrations des clients afin d’adapter son produit/service. Développer des sources de satisfaction ne servira à rien si celles-ci ne correspondent pas aux frustrations des clients. Si les sources de satisfaction ne correspondent pas aux frustrations des clients il restera insatisfait.

Une autre source d’insatisfaction sera ce que l’on appelle l’effet d’atterrissage. Lorsqu’une marque avance des arguments marketing qui laissent rêveur, le client peut être facilement déçu si le produit ne correspond pas aux attentes qu’il avait. Avant l’achat, le client idéalisera le produit et s’en fera une fausse représentation, ce qu’il peut l’amener à en être déçu après l’achat.

En achetant un produit le vendeur vous le vendra comme étant une merveille qu’il faut posséder, vous y mettrez toutes les espérances dans ce produit. Malheureusement à l’utilisation vous vous rendez compte que celui-ci ne correspond pas à vos espérances. Vous allez maudire le vendeur ou la marque, vous serez frustré en vous rendant compte que cet objet n’a pas autant de qualités que ce que vous imaginiez.

Votre frustration vous amènera à détester ce vendeur, conclusion vous ne reviendrez surement pas dans ce magasin. A contrario si vous achetiez le même produit et qu’en utilisant le produit vous vous rendez compte que celui-ci fait beaucoup plus de choses que vous ne l’imaginiez, vous serez enchantez. Vous vous direz : « Je ne m’attendais pas à ça ». La simple idée que vous vous faisiez du produit avant l’achat vous rendra satisfait du produit ou non.

Comment diagnostiquer les frustrations des clients

Pour diagnostiquer les frustrations des clients il faut savoir se mettre à la place de vos clients, pas toujours évident. Il faut être client soi même afin de se mettre en situation comme le ferait un client lambda. Etant au sein de la société vous n’avez pas le même recul et les mêmes besoins que vos clients.

Il est difficile de savoir ce qui est bon pour le consommateur durant une réunion ou en faisant une étude de consommateurs. Il faut être présent sur le terrain pour réellement se rendre compte des difficultés ressenties par les consommateurs.

Prenons l’exemple : Dans un supermarché, pour observer les sources d’insatisfaction que peut avoir un client, il faut se mettre à sa place. Faire comme lui, ses courses le samedi après midi, avec une personne petite, une personne âgée, son chien…Vous comprendrez très vite pourquoi un client peut être insatisfait.

Un client satisfait ne sera pas forcément un client fidèle. Le client peut devenir infidèle car une autre marque lui offre plus en termes d’avantages, de prix, de services ou suite. Les frustrations et donc les besoins des consommateurs évoluent constamment, les marques doivent donc s’adapter afin de toujours combler leurs frustrations.

N’oublions pas, que dans beaucoup de secteurs la concurrence est tellement forte qu’il est très facile pour un client d’aller d’une enseigne à l’autre. C’est d’autant plus vrai sur internet.

Par exemple : Au début le client ressent toujours une plus grande satisfaction qui s’estompe au fur et à mesure due à « l‘effet nouveauté ». Prenons l’exemple de votre restaurant préféré dans lequel vous mangez plusieurs fois par semaine. Au début vous serez ravi de ce restaurant puis au fil du temps vous vous lasserez. L’image très positive que vous avez au départ se dégradera au fur et à mesure que vous vous apercevrez de petits détails négatifs à chaque nouvelle visite. Vous quitterez ce restaurant pour un autre ou vous retrouverez la satisfaction de la nouveauté. Cela fonctionne exactement de la même façon avec les achats d’objets de consommation. Vous n’achetez pas un jean car le votre est trop usé mais parce que vous vous lassez de remettre toujours le même.

Le changement des habitudes des consommateurs constitue une autre source d’insatisfaction. Lorsque le consommateur ne retrouve plus ses habitudes, il se sent perdu.

Par exemple : Dans un supermarché vous perdrez votre temps lorsque les rayons ont changé de place. Votre insatisfaction proviendra du fait que vous serez obligé de faire un effort supplémentaire alors que vous veniez dans ce magasin car vous connaissiez bien la disposition des rayons. Il est donc important de pouvoir faire évoluer son produit afin de s’adapter aux nouvelles frustrations des clients mais il faut faire attention de ne pas changer brutalement les habitudes des consommateurs.

Définir son combat

Satisfaire le client peut devenir un véritable combat au quotidien.Un combat ne s’improvise pas du jour au lendemain. Celui-ci représente une réelle mobilisation de tous les employés dans l’entreprise. Il faudra réussir à mobiliser tout le personnel de l’entreprise, d’autant plus les employés au contact avec la clientèle.

Dans un premier temps il faut définir l’objet du combat. Celui-ci s’attaquera aux contestations des clients afin de défendre les clients des ennemis générateurs de frustrations. Ce combat devra désigner un ennemi. Cet ennemi pourra être une marque, les frustrations des consommateurs ou autres.

Virgin Mobile avec ses nouvelles pubs, désigne directement les autres opérateurs de téléphonie mobile. Il s dénoncent indirectement l’entente des prix connues depuis des années sur le marché de la téléphonie mobile. Ce qui leur permet de se démarquer en affichant une « éthique » sur ce point. Il nous dise : « nous on pense à vous, car on fera tout pour que vous payiez moins cher ».

Ce combat devra être partagé par tous les employés de l’entreprise afin que chacun se sente concerné et engagé dans ce combat. Attention un combat n’a rien de simples arguments marketing à la légère. Un combat doit être suivi par des actes concrets et forts afin que le consommateur ressente que la société en question se préoccupe réellement de ses frustrations. Il en sera reconnaissant car on s’occupera de ses besoins, de lui.

Mobiliser le personnel

Une fois la nature du combat définie, il faut s’attaquer à la mobilisation du personnel. Le personnel se sent concerné par ce combat c’est une réelle émulsion qui se produira pour combattre les frustrations des clients.

Je préfère parler de mobilisation et non de motivation. C’est en mobilisant les gens autours d’une cause qu’ils se motiveront par eux-mêmes. C’est exactement le même processus lorsque des gens se rassemblent pour un manifestation. A ce moment, ils combattent tous pour la même cause, ce qui leur permet d’être soudés, de partager, même s’ils ne se connaissent pas.

Dans un premier temps il faudra sensibiliser le personnel aux frustrations des clients. Il ne s’agit de former le personnel comme lorsque l’on forme quelqu’un à un nouvel outil. Mais bien de sensibiliser ses employés aux problèmes rencontrés afin de les impliqués aux problèmes rencontrés.

Il sera nécessaire de formuler ces frustrations de façon concrète, puis de former son personnel pour les combattre au quotidien.

Par exemple : Etre plus agréable n’est pas une directive concrète. Celle-ci est trop vague pour un employé. Celui-ci ne sera pas forcément comment faire pour être plus agréable où il se dira qu’il est déjà agréable. Il faut être en situation et expliquer concrètement quels sont les problèmes perçus par les clients et comment en fonction de ces problèmes.

Si votre combat est enthousiasmant, beaucoup de vos employés se rallieront à la cause naturellement. Pour cela dès le départ le personnel doit participer à la recherche des frustrations des clients. En donnant la possibilité à chacun de s’exprimer, de donner son opinion, vous impliquez vos employés dans le projet. Ce combat deviendra une cause partagée par tous.

Le personnel doit être convaincu que ce combat sera mené jusqu’au bout et que l’entreprise fera tout pour le mettre en œuvre. Il est beaucoup plus facile de trouver une motivation lorsque l’on travail pour une cause que l’on défend. Dans ce cas, effectuer une tâche de façon à faire plaisir aux clients sera gratifiant, car en retour il y aura la reconnaissance du client.

Un cercle vertueux s’instaurera. Des employés concernés par les préoccupations de l’entreprise, gagneront en motivation et se sentiront mieux au travail. Tout le monde y gagnera, car des employés heureux au travail, ce sont des employés motivés et des clients heureux.

De plus, un combat enthousiasmant et légitime permettra aux employés de devenir fiers de leur entreprise. Un réel sentiment d’appartenance peut se développer de la part des employés et des clients. D’un côté, les employés seront fiers de représenter une entreprise qui défend des valeurs qu’ils partagent. De l’autre côté les clients seront ravis que l’on défendent leurs intérêts et que l’on s’occupe de leurs problèmes et de leurs intérêts. Si ce combat vise directement un concurrent certains clients seront contents car ils auront l’impression de se venger de ce concurrent qu’il n’apprécie pas.

Mener un combat permet de prendre de front les ennemis de l’insatisfaction. En s’attaquant aux sources d’insatisfaction dès le début on n’attend pas que le client soit insatisfait et manifeste son mécontentement pour agir. Une stratégie permettant d’éliminer toutes les frustrations est la clé de la réussite pour satisfaire ses clients.

Le produit parfait, existe t-il ?

Un produit parfait serait un produit avec zéro défaut. Un produit qui dépasserait l’excellence, car il répondrait à tous les désirs du consommateur.

Peut on dire qu’une Rolls Royce, une montre Rolex, un stylo Mont Blanc, une sac Louis Vuitton, … sont des produit parfaits ?

Un produit ne peut avoir aucun défaut intrinsèque. Par contre l’estime qu’en aura le consommateur peut en faire un produit parfait à ses yeux. Ce produit sera parfait aux yeux du client si celui-ci est capable de combler toutes ses frustrations. Evidemment le produit ne sera jamais parfait aux yeux de tout le monde. Les frustrations ne sont pas les mêmes pour chaque consommateur. Heureusement sinon nous évoluerions dans un ensemble mathématique.

Salvador Dali nous dirait :

Ne craignez pas d’atteindre la perfection, vous n’y arriverez jamais.

Relation service promis/ service perçu

La façon dont le consommateur percevra le produit avant l’achat déterminera en grande partie son taux de satisfaction. Le taux de satisfaction du client ne sera pas du tout le même en fonction de ses attentes de départ. Ces attentes proviendront des promesses faites par le vendeur et la communication de la marque.

Avec un même produit, la satisfaction du consommateur peut être totalement différentes en fonction de ses attentes. En effet, lorsque vous achetez un produit, vos attentes sont très importantes car la marque vous vend, au travers de ses arguments marketing, un produit de rêve. Si le produit ne comble pas vos attentes vous serez furieux contre cette marque. Vous vous sentirez trahi car on vous aura menti, votre frustration sera importante. Vous risquez de rompre avec cette marque ou pire de vouloir vous venger. Pourtant votre insatisfaction aurait pu être évitée si ce produit vous avez été présenté autrement.

A contrario, si vous achetez un produit en ayant un a priori plutôt négatif ou peu d’attentes vous serez très satisfait si à l’usage celui la dépasse vos attentes.

Vous serez satisfait et vous vous direz :

« c’est une bonne surprise, je n’en attendais pas tant ! »

Par exemple : Lorsque vous achetez votre billet d’avion à une compagnie Low Cost vous savez qu’à ce prix vous n’aurez aucun service. Les compagnies ne mentent pas sur ce point, vous êtes donc préparé à ne recevoir aucun service à bord. Par contre si vous effectuez le même trajet avec une compagnie nationale vous ne tolérerez pas d’être servi en retard. Vos attentes en termes de service ne seront pas les mêmes. Quelque soit le prix payé vous ne voulez pas être déçu par les services à bord. Vous serez beaucoup moins indulgent avec cette compagnie qu’avec la compagnie Low Cost.

La perception et donc la satisfaction d’un produitdépendra énormément des attentes du client avant l’achat.

 

Facteurs externes

Il n’y a pas que les qualités intrinsèques du produit qui joueront sur la satisfaction du consommateur. L’image de marque et la notoriété de l’enseigne entreront en compte. Le consommateur achète un produit dont l’identité de la marque correspond à sa vision du monde.

Si la marque à une forte identité ou qu’elle défend des valeurs partagées avec le consommateur, celui-ci développera un sentiment d’appartenance voire un sentiment de fierté.

La qualité perçue par le consommateur n’est plus intrinsèque au produit mais est aussi fonction de l’estime que l’on a pour la marque. Un client fier du produit qu’il a acheté ne raisonnera plus de façon rationnelle mais avec ses émotions.

Par exemple : un fan d’Apple ne vous parlera pas de son Imac comme un outil de travail mais comme son bébé. Son bébé qui aurait presque une âme. D’ailleurs essayez de critiquer son Imac, vous risquez de vous en souvenir (désolé Apple revient comme exemple souvent mais avec cette marque c’est assez significatif).

C’est en ça qu’un produit atteint l’excellence. Car le produit n’est pas apprécié par ses qualités intrinsèques mais parce qu’il a une valeur émotionnelle voire sentimentale. Dans ce cas la passion pour la marque prend les dessus face aux défauts du produit. Dans certains cas les marques ont tout intérêt à rester humble afin de ne pas décevoir le client avec des accroches trop aguicheuses qui provoqueraient un effet d’atterrissage important si le produit n’est pas à la hauteur des espérances.

Je vous l’accorde il est difficile de trouver le juste milieu entre une communication suffisamment vendeuse pour attirer le consommateur et de garder une certaine humilité au regard de ses produits.

Il est d’ailleurs dangereux de ne pas avoir de recul sur ses produits. Croire à tout prix que les produits que l’on vend sont ce qu’il se fait de mieux risque de décevoir vos clients. Cela amènera à un manque de remise en question qui est nécessaire pour faire évoluer son produit.

Peut-on dire qu’un produit parfait est un produit qui réussit le pari de combler toutes les frustrations du consommateur ?

La perfection évolue dans le temps. Aux yeux des consommateurs votre produit ne peut rester éternellement le produit parfait. Les frustrations des consommateurs évoluent ce qui amène à de nouveaux besoins. Votre produit devra donc s’adapter à ces nouvelles frustrations. De plus, les modes changent, évoluent. Les consommateurs suivent ces modes pour toujours appartenir à leur communauté, ne pas être en retrait. Votre marque devra créer ce sentiment d’appartenance ou suivre les mouvements déjà existant à défaut de faire mieux.

La perfection ne sera pas perçue de la même façon par chacun. Bien sur qu’un produit n’est pas parfait en soi. C’est la représentation que s’en fait le consommateur qui en fait un produit parfait ou non. D’ailleurs, on en déduit que pour être parfait un produit n’a pas besoin d’être un produit de grande qualité (au sens où on l’entend habituellement).

La notion de qualité étant tout à fait subjective. C’est le cas de Ryanair, en montant dans l’avion vous ne vous attendez à rien d’autre que d’avoir une place assise. Ce contrat rempli vous n’en demandez pas plus.

L’impact émotionnel qu’a la marque sur le consommateur jouera énormément sur la fidélisation du consommateur. En soi ce n’est pas tant les qualités du produit qui en feront un bon produit, mais le fait que celui-ci soit capable ou non de combler vos frustrations et de vous émouvoir.

Ferrari : d’abord une histoire, un prestige, un rêve, des émotions…ensuite un moteur, des performances.

Par exemple : Lorsque vous achetez une Ferrari vous serez satisfait par la qualité de fabrication de celle-ci. Vous serez ravi de savoir que votre voiture est fiable et roule très vite. Mais vous ne connaissez rien à la mécanique vous n’avez aucune idée de savoir si votre châssis est en carbone ou en alliage aluminium et surtout cela ne vous intéresse pas. Cette voiture satisfera vos frustrations non pas par ces qualités techniques mais pour ce qu’elle représente. Bien sur que la vitesse de pointe vous intéresse, mais combien de fois allez vous utiliser toute la puissance de votre véhicule ? Peut être jamais.

On peut conclure que le produit parfait ne sera pas forcément le produit le plus performant, le produit ayant les meilleures qualités mais le produit qui comblera toutes les frustrations du consommateur ciblé. Un produit dont les arguments marketing mis en avant sont en adéquation avec la qualité perçue par le consommateur.

Merci d’être là

Cet article est là juste pour vous dire merci. Cela peut paraître bête, mais j’y tiens.

Je voudrais dire un grand merci à tous ceux qui me soutiennent et qui sont là pour moi. Tous ceux qui me supportent avec mes idées utopiques, mon caractère de merde, mes coups de gueules….

Je me suis toujours demandé pourquoi les gens rendaient hommage à leurs chers qu’une fois qu’ils étaient partis.

  • A toi qui m’emmène à l’aéroport avec ta Twingo pourrie…alors que moi j’oublie de me lever le jour où il faut t’emmener… A ta maman qui nous fait si bien à manger. A tous les bons moments que nous passons ensemble à refaire le monde…J’espère que tous les deux nous resterons tous les deux des enfants…
  • A toi qui m’accueille toujours à bras ouverts chez qui je ne repars sans un bon petit plat. Tu as toujours été la, j’espère que je pourrai faire autant pour toi quand ce sera mon tour.
  • A toi qui n’a jamais cessé de m’écouter, de me supporter, de m’épauler.Malgré mon tact légendaire, ma mauvaise foie, mon entêtement…Je te passe tes qualités hors du commun, tu voudras pas l’entendre. Ce n’est pas toujours facile, mais un secret fait que ce n’est pas toujours facile. Ce secret est aussi la clé de moments inoubliables et de bien d’autres choses. Espérons que ce secret nous gardera proche…
  • A toi qui a pu corriger mes articles, me conseiller dans mes idées, rajouter tous les mots que j’oublie (écrivant la nuit, autant dire que mes idées sont parfois confuses…)
  • A toi qui est parti trop tôt. Un type bien, malheureusement tu nous as quitté après un long combat. Ce jour j’ai compris qu’elle pouvait être l’importance ne serait ce que d’une poignée de main. Je pense à toi et à ta famille pour qui je sais que c’est dur
  • A toi qui partage tes connaissance, qui me donnes de bons conseils…je te suis très reconnaissant. En espérant que mes connaissances seront un jour suffisamment grandes pour que je puisse à mon tour les partager.
  • Je tiens à remercier mes clients qui me font confiance. J’espère que j’arrive à vous apporter autant que la confiance que vous avez en moi.
  • A toi qui a bien changé ces derniers moi, continue je suis fier de toi…Laisse moi rêver qu’un jour toi aussi tu galoperas avec autant de passion que moi…
  • A toi qui me soutiens dans mon projet, qui sais comme parfois c’est difficile. Car même quand on avance on ne peut s’empêcher de tout remettre en question au point de vouloir tout abandonner.
  • A toi pour qui j’ai une grande admiration pour ton intégrité, tes idées, ta détermination et ton militantisme…C’est pour tout cela que l’on est si indulgent sur les heures que l’on peut passer à t’attendre…Dommage que l’on soit toujours obligé de te courir après, souvent on voudrait partager plus avec toi…
  • A toi qui me supportes avec mes obsessions du boulot, de la performance…tu es bien patient d’écouter sans cesse mes idées farfelues à longueur de journeé.
  • A toi qui me suis dans mes défis sportifs, qui m’encourages…n’oublie pas : rendez vous le 12 avril au marathon…
  • A toi que je n’ai pas le temps de voir car je dois aller à l’entrainement, à toi avec qui je ne peux pas trinquer (avec un verre d’eau c’est ridicule…), à toi à qui j’impose mon hygiène de vie parfois drastique….
  • A vous qui me lisez, qui commentez, qui me critiquez…

Grâce à vous j’avance.
En espérant n’avoir oublié personne.

Merci

ONG Conseil et les recruteurs de donateurs. L’interruption marketing ça fonctionne encore ?

Voici une situation que j’ai souvent observée dans la rue. Je suis particulièrement peu convaincu par ce genre de pratique marketing, pour deux raisons. L’interruption marketing ne fonctionne plus et le discours que j’ai pu entendre n’est pas très accrocheur. Je précise, que j’ai écouté le discours de ces recruteurs (de chez ONG Conseil ) une dizaine de fois ces derniers temps avant d’écrire mon article. J’ai également discuté avec eux, afin de connaître leur discours et leurs motivations.

Dans cet article je ne parlerai que du marketing autour de cette pratique. Je ne discuterai pas des problèmes éthiques, un journaliste (Marc Reidiboym) a publié un article sur le business des recruteurs de donateurs, de chez ONG Conseil. D’ailleurs je ne suis pas d’accord avec tous ses propos. L’association ONG Conseil a répondu dans cet article.

C’est un autre débat de savoir s’il faut faire du marketing ou non avec des associations humanitaires. D’ailleurs ce n’est pas parce que l’on fait du marketing que l’on ne peut pas rester éthique, authentique et transparent. Je suis peut être un utopiste mais j’y crois. Je débâterai de ce sujet dans un autre article.

L’interruption Marketing

Nous sommes assaillis de pubs, dans la rue, sur le net, à la TV. Les gens ne veulent plus se faire interrompre chaque minute pour entendre et voir des messages publicitaires.
Notre cerveau devient indifférent aux stimuli, il ignore la majorité de ces messages publicitaires.

Seth Godin en parle bien mieux que mieux moi, dans son livre l’interruption Marketing.

Les gens recherchent de plus en plus des prestations leur permettant de gagner du temps. Ce précieux temps que plus personne n’a car nous vivons à 300 à l’heure. Alors forcément demander à une personne si elle a 2 minutes à consacrer est un peu suicidaire.

Les recruteurs de donateurs (de chez ONG Conseil) sont placés en plein milieu d’une place, d’une rue, les passants voient le recruteur 50m avant d’arriver à son niveau. Le passant sait qu’il va être interrompu, il a donc le temps de se préparer à cette interruption. La plupart des passants connaissent déjà le discours des recruteurs de ONG Conseil ce qui les incitent encore moins à aller vers eux. L’effet de surprise est inexistant, d’autant que c’est toujours les mêmes techniques utilisées. L’attention du passant est donc difficilement captée.

Les gens en ont marre d’être constamment interrompus. Ils adoptent un réflexe de protection et n’acceptent plus qu’on dérange leur tranquillité qu’ils essaient tant bien que mal de préserver (ce phénomène est exacerbé dans les grandes villes).

Ces campagnes de Street Marketing sont très couteuses et doivent être régulièrement renouvelées contrairement à des campagnes de marketing virale ou autres.

Je me demandais combien de contrats un recruteur pouvait faire en moyenne sur une journée, j’ai directement posé la question en appelant ONG Conseil. Dans une journée le recrutement de 5 donateurs est une bonne journée et la moyenne se situe autour de 3 ou 4.

J’ai fait le test dernièrement, je suis resté planté devant des recruteurs de donateurs. J’ai pu compter qu’en moyenne ils interpellaient 18 passants par minute. Cela fait une moyenne de 7 500 passants par jour. Si on compte une moyenne de 3 à 4 contrats par jour, on atteint un taux de transformation moins élevé qu’une mauvaise campagne de mailing. Cela fait environ 1 pour 2000.

Passer la journée à avoir des refus dans plus de 99% des cas, je me demandais comment ces recruteurs pouvaient ne pas être démoralisés à la fin d’une journée. Cela m’a été confirmé par au téléphone par une personne chargée du recrutement chez ONG Conseil. Dès le début de l’entretien cette question m’a été posée : «Etes-vous conscient de la difficulté de la tâche car plus de 95% des passants ne vont pas vous répondre ». Pas facile dans ces conditions d’avoir un discours chargé d’émotions et malheureusement 95%, c’est être bien optimiste. Imaginez l’ennui du recruteur à adopter tout le temps le même comportement ainsi que pour les passants qui ont déjà eu affaire à ce type de pratiques.

L’argument souvent avancé par les recruteurs de donateurs d’ONG Conseil c’est que pour toucher un maximum de gens, c’est dans la rue qu’il faut aller. Mais je pense que le calcul n’est pas des meilleurs, car toucher des milliers de personnes, si ce n’est que pour leur dire bonjour ça ne sert pas à grand-chose. Le but n’est pas de rechercher le maximum de prospects mais plutôt de transformer le plus de prospects en donateurs.

En revenant plusieurs fois au même endroit et en utilisant le même discours et les mêmes techniques marketing, il y a peu de chances pour qu’un passant qui ait dit non la première fois change d’avis la seconde fois

Difficile de sensibiliser un prospect lors d’un échange de quelques minutes et surtout d’établir une relation de confiance. Or pour devenir donateur, un prospect à besoin d’une relation de confiance. Cette relation de confiance ne peut s’établir au premier contact dans un lieu public et impersonnel. De plus l’engagement demandé est important car il s’agit de verser une somme choisie tous les mois.

Sans compter les scandales et préjugés sur certaines ONG qui n’aideront pas le prospect à être en confiance. Que ces scandales soient justifier ou non.

Pourquoi ne pas essayer d’amener le prospect dans un premier temps à participer à une action qui ne l’engage en rien. Cette action lui permettra de découvrir l’association et de se sentir impliqué car il verra que ses efforts permettent de mener à bien des projets concrets.
Voir un projet avancer, se développer et être concrétisé permet au futur donateur de s’impliquer en voyant ses efforts récompensés. Il en sera gratifié et une relation de confiance pourra s’instaurer. Une relation qui sera durable et de qualité.

Par exemple sur le site d’Amnesty International vous pouvez signer des pétitions. Cette action ne vous demande aucun engagement, vous pouvez la faire partager en envoyant le lien par mail. Et surtout si cette action est menée à bien vous vous sentirez impliqué et gratifié. Vous serez plus enclin à faire confiance à cette association.

Le discours des recruteurs de donateurs

J’ai toujours entendu le même discours commençant par un petit monologue « narcissique » où la personne vous raconte à toute vitesse ce que fait l’association. Tout ça avec des chiffres et aucune émotion. En quelques secondes vous avez entendu un trop plein d’informations et par conséquent retenu quasiment rien.

Le donateur que l’on recrute doit se sentir concerné par le problème qu’on lui expose. Par exemple le séisme du 11 mars au Japon a fait parler de lui beaucoup plus que d’autres séismes de ces dernières années.
Le séisme en Haïti qui a fait entre 250 000 et 300 000 morts et celui de l’Inde en 2005 qui a fait environ 80 000 morts ont été plus rapidement relayé au second rang.
Nous nous sentons beaucoup plus concernés par le séisme au Japon car nous nous identifions beaucoup plus facilement à la situation japonaise qu’à la situation haïtienne.
Le Japon étant un pays développé, la projection est beaucoup plus simple à faire car nous nous disons que cela peut nous arriver aussi. De plus nous nous sentons directement concernés par la catastrophe nucléaire.

Comme il est beaucoup plus facile de s’intéresser à la météo de demain que de regarder les injustices qui se passent tous les jours dans le monde. Tout simplement car la météo de demain nous touche directement et nous pose moins de questions.

A défaut de me répéter, raconter une histoire authentique sera beaucoup plus efficace qu’un discours plat où aucune image ne passe. En lui racontant une histoire authentique, le donateur se sentira plus facilement impliqué car cette histoire lui renverra des images et des émotions. Rien de plus performant que de raconter une histoire plutôt que des faits avec des chiffres.

Le donateur lorsqu’il ne se sent pas concerné par la cause doit trouver un avantage à devenir donateur. Soit parce que cela correspond à sa vision du monde, soit parce qu’il en ressent une satisfaction ou qu’on lui offre des avantages. Mais jamais par pur acte gratuit. Dans ce cas il me paraît difficile d’adopter un discours où le recruteur vous explique avec du recul que si vous donnez ça ne vous apportera rien. Ce que j’ai entendu à chaque fois, lorsque j’ai posé la question : « A quoi ca me sert de donner ? ».

Adopter un discours et des pratiques marketing permettant de recruter plus de donateurs ou de rallier plus de gens à une cause honorable peut se faire avec éthique, en toute transparenceet sans tomber dans le misérabilisme. C’est d’ailleurs cette éthique irréprochable et cette transparence qui ramènera de nouveaux donateurs.

Avant de donner directement de l’argent à l’association que l’on soutient, en passant par un recruteur de donateurs, une partie des dons sert à rembourser les honoraires de la société ONG Conseil. Avec des taux de transformation plus important ce serait plus d’argent qui irait dans les caisses des associations.

Edit le 25 février :

Ces dernier mois je suis tombé plusieurs fois sur des recruteurs de donateurs. J’ai écouté leur discours, une chose m’a dérangé. Ils jouent sur les mots pour vous faire croire qu’ils ne sont pas employés par une société mais bien des bénévoles de l’association.

Ils ne mentent pas forcément dans le sens où ils omettent juste de dire la vérité en jouant sur les mots. Tout au long de leur discours ils vont employer le « nous » comme s’ils faisaient parti de l’association en question.

Lorsque je me suis fait interpellé dans la rue, j’ai toujours laissé la personne m’énoncer son discours, juste après je lui demande directement : C’est qui nous ?

Après un blanc de quelques secondes, j’ai le droit à une réponse vague ou carrément un mensonge. Certains me disent quand même la vérité. Dans ce cas, de suite ils essaient de se justifier en expliquant que les associations ont besoin de ce soutien pour recruter des donateurs ou que tout travail mérite salaire. Tout travail mérite salaire on est d’accord. Mais dans ce cas, arrêtez de nous parler de bénévolat !

La dernière fois, un me parlait du Burkina Faso, pas de chance j’en revenais.
Je lui : tu connais le Burkina, il me répond : oui. Je lui demande où exactement, il me dit ouagagoudou…je lui réponds, dommage la capitale s’appelle Ouagadougou.
Il se trouve bête et avoue qu’il n’est jamais allé là bas, la conversation se termine là.

Dernièrement un qui représentait Handicap International m’expliquait : « nous faisons d’abord des missions dans la rue en France avant de faire des missions à l’étranger ». Je lui demande quelles missions il fera à l’étranger. Il m’explique qu’il ne peut pas faire de missions à l’étranger car il n’est pas médecin.
Puis un dialogue de sourds s’installe, je mets fin à la discussion.

Devenir entrepreneur. Pourquoi entreprendre ?

Dans cet article je vous livre ma vision de l’entrepreneuriat, ce n’est que la mienne.
J’ai rencontré autant d’entrepreneurs que de visions de l’entrepreneuriat. Il existe bien d’autres raisons d’entreprendre

Je ne pense pas que l’entrepreneuriat doit se cantonner au rêve de créer un Twitter ou un Facebook. L’entrepreneuriat n’est pas une course à celui qui aura la plus grosse entreprise. Pour faire du sport devons nous être en équipe de France ?.

Comme beaucoup d’entrepreneurs ma première motivation était de ne pas avoir de patron. Quand je voyais les gens autour de moi qui traînaient les pieds pour aller au travail, j’ai très vite compris que je ne voulais pas que ma vie ressemble à çela.

Mon discours a depuis évolué. En étudiant le marketing et le management je m’aperçois qu’il existe des entreprises où chaque employé peut s’épanouir. Malheureusement je n’ai pas l’impression que cela représente la majorité.

Mais ma motivation va au-delà du simple fait de ne pas avoir de patron. J’ai un besoin de créer, d’apprendre, de développer par moi-même. C’est cette passion qui me pousse chaque jour à développer mes projets sans m’essouffler.

Entreprendre pour devenir riche

J’entends très souvent ce discours d’entrepreneurs qui montent leur société afin de faire rapidement fortune. Cette conception de l’entrepreneuriat me parait erronée. Viser à s’enrichir à tout prix ne permet pas de se concentrer sérieusement sur son projet.
Ce raisonnement nous amène à penser à court terme. Quand on veut s’enrichir on veut le faire vite. Une entreprise pérenne ne peut pas se permettre d‘avoir une vision à court terme.

Impossible de raisonner a court terme car le plaisir ne sera jamais immédiat. Il y aura toujours une phase pénible qu’il faudra surmonter.

Je ne suis pas dupe pour autant nous avons tous besoin de manger et de se loger. Mais ce n’est pas pour autant que l’argent est le seul objectif à atteindre. Je reste persuadé que lorsque c’est le seul objectif, on ne peut pas dépasser la médiocrité.

Tout n’est pas rose non plus

Tout cela c’est le côté magique de l’entrepreneuriat mais il ne faut pas croire que tout est beau, il existe aussi des côtés moins sympathiques. Etre entrepreneur ce n’est pas avoir la sécurité de l’emploi ou du moins au départ. Beaucoup de gens n’osent pas se lancer à cause de cette contrainte. Je le comprends très bien car au démarrage d’un projet l’incertitude règne. Pas facile d’avancer en n’étant jamais sûr de rien. Heureusement on peut minimiser les risques.Et puis prendre un risque (mesuré), n’est-ce pas excitant ?

Pour ma part la passion et la volonté d’y arriver m’ont permis de surmonter ces incertitudes et ces périodes de doutes.

Des entrepreneurs essaient de me faire croire que dans le monde de l’entrepreneuriat tout est facile. Ce discours, où l’on veut me faire croire que monter une entreprise permet de devenir riche rapidement et sans efforts.

Je pense que l’entrepreneuriat est tout le contraire. Un monde où le doute règne. Le souci du détail, la passion, le défi ne nous permettent jamais de nous reposer ou de travailler 4 heures par semaine. Je ne crois pas que la facilité soit source de satisfaction.

Les nuits blanches, les moments de doute, les engueulades, les idées qui rebondissent, c’est cela qui nous donne une grande satisfaction.
Au marathon ce n’est pas la médaille qui vous donne les larmes aux yeux; mais tous ces moments difficiles, ces fous rires, ces efforts fournis durant des mois d’entrainement qui rendent si plaisant le passage de la ligne d’arrivée.

Lancez-vous, ne regrettez rien

Aujourd’hui avec le net il devient plus facile de monter une structure qu’auparavant. D’ailleurs il est même possible de monter une structure tout en gardant son job. Je ne dis pas que c’est facile mais que c’est possible.

Je vois trop de personnes qui n’osent pas se lancer, pas envie de tout remettre en question.
Ca se comprend quand on a une vie installée et une certaine sécurité. A l’inverse, je pense que beaucoup se mettent des barrières psychologiques. Je me le répète toujours, même si monter mon entreprise s’avérait être un échec, je ne pourrai pas regretter d’avoir essayé.

J’entends régulièrement le même discours qui finit par me fatiguer. On m’explique que pour moi c’est facile. C’est sur, c’est toujours plus facile pour les autres. Je suis conscient qu’en fonction du secteur, de sa personnalité, de la période de sa vie, de sa situation financière et familiale cela est plus ou moins facile. Mais ces excuses ne sont pas totalement vraies. J’ai plus d’un exemple autour de moi de gens qui ont tout lâché pour monter leur entreprise. Ils sont juste courageux et surtout envie deprendre leur vie en mains.

Etre entrepreneur ce n’est pas faire comme tout le monde, d’autant plus si vous dites que vous êtes un autodidacte. Beaucoup n’oublieront pas de vous le rappeler. Il est beaucoup plus facile de rester dans les rangs. Cela demande beaucoup moins d’efforts intellectuels et psychologiques. Est-ce pour autant satisfaisant ?

J’entends souvent l’argument de l’entrepreneur qui se lève à midi. Je ne conçois pas du tout l’entrepreneuriat de cette façon Je pense que sans un minimum d’hygiène de vie, l’entrepreneuriat est un jeu dangereux. Contrairement à un employé, aucune règle ne vous est dictée. C’est à vous de vous encadrer, vous ne pouvez pas suivre le mouvement de masse qui vous porte comme dans une entreprise.

100 000 entrepreneurs : promouvoir l’entreprenariat

Hier je participais à une rencontre avec des étudiants organisée par l’association 100 000 entrepreneurs. Ces rencontres ont pour but de promouvoir l’entrepreneuriat et de « transmettre la culture d’entreprendre » auprès des jeunes.

Une étudiante me disait, qu’elle aimerait entreprendre mais qu’elle n‘avait pas de facilités dans un domaine particulier :

Pour toi c’est facile car tu as des facilités dans ce domaine.

Je lui répondais que j’ai des facilités dans le domaine où je me sens le plus à l’aise et où je suis le plus passionné. Cela parait facile car j’en parle avec beaucoup de passion.

Pour lui répondre :

A toi de trouver tes forces, cela viendra avec l’expérience. Nous avons tous des forces, il n’y aucune raison pour que tu ne trouves pas les tiennes. En fonction de chacun cela est plus ou moins long, il faut juste savoir être patient. Même si tu n’as pas un projet bien défini n’hésite pas à aller vers les autres pour qu’ils te fassent part de leur expérience. Cela t’aidera à savoir où tu veux aller.

Cette rencontre avec les étudiants a été un réel échange enrichissant.
Je suis particulièrement heureux d’échanger et de faire part de ma petite expérience. C’est toujours enrichissant d’échanger et de faire tomber les préjugés. En tant qu’entrepreneur j’aime partager ma petite expérience, disons, un peu atypique.

Beaucoup m’ont aidé et m’aident encore, je suis donc toujours heureux lorsque je peux apporter mon aide.
J’apprécie beaucoup le concept de l’association.

Du peu que j’en ai vu, j’ai rencontré des personnes dynamiques, sympathiques et porteuses d’un message fort.

Si, vous aussi, vous êtes entrepreneur et que vous souhaitez apporter votre pierre à l’édifice, allez-y foncez ! C’est une expérience enrichissante pour tout le monde.

Parlons de vous

Nous n’avons pas tous les mêmes motivations.

Quelles sont vos motivations en tant qu’entrepreneur ?
Quels sont les préjugés auxquels vous devez faire face en tant qu’entrepreneur ?

Je suis intéressé d’avoir des avis de personnes qui n’osent pas entreprendre.

Pourquoi ne voulez-vous pas vous lancer ? N’osez-vous pas ?

Je vous laisse la parole.

0% Superflu, mais pourquoi ?

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore remarqué, le slogan de mon blog est 0% superflu. Celui-ci n’a pas été choisi au hasard. Je suis une personne qui aime les choses simples et le minimalisme. Simple ne veut pas dire simpliste, mais simple dans le sens épuré.

En quoi le 0% superflu peut être utile en marketing ?

Ce concept peut paraître antinomique par rapport au fait d’inciter les gens à consommer pour acheter le produit que l’on vend. Mais, au contraire, cela peut être un argument de vente très fort. Google, Apple, 37 signals ont développé tous leurs produits sur ce concept là.  Lorsque vous utilisez un produit Google il y a tout ce qu’il faut mais jamais trop (ou presque). Cela permet d’avoir des produits, fluides, rapides, légers. Tout ce que demande le consommateur. Car au final avoir énormément de fonctionnalités ne servira qu’à très peu de gens, et la grande majorité perdra son temps pour trouver comment faire des tâches simples.

Google, un grand spécialiste des interfaces minimalistes

Lorsque l’on cherche à vouloir en faire trop, on risque de se détourner de ses objectifs et c’est l’essence même du produit que l’on perd.

Il en va de même pour la communication. Combien de fois vous passez devant une pub que vous n’avez même pas le temps de lire car le message est trop long. Et vous n’allez surement pas vous arrêtez pour lire une pub.

Combien de fois passez vous devant une pub avec tellement d’arguments que vous n’en retenez aucun ? Combien de pubs je vois en informatique où les constructeurs vous assomment de caractéristiques techniques alors que la seule chose qui vous intéresse c’est de savoir si votre ordinateur sera simple d’utilisation et sans virus.

La perfection c’est lorsqu’il n’y à enlever et non quand il n’y a plus rien à rajouter. Léonard de Vinci

Lorsque je pense 0% superflu, cela m’amène à réfléchir à l’éthique que nous devons avoir en tant que marketeur. En effet, d’un côté le marketing permet d’inciter les gens à consommer un produit et de l’autre il m’est impensable de vendre un produit/prestation à un client qui n’en n’aurait pas besoin. Je pense que c’est une erreur de vouloir faire du forcing auprès d’un client. Que ce soit en B2B ou B2C. Avec ou sans éthique un client à qui l’on vend que ce dont il a besoin reviendra s’il est satisfait du produit. Par contre un client à qui on a forcé la main, risque de ne jamais vous revoir s’il se rend compte que vous lui avez vendu plus que pas assez.

L’éthique en marketing me parait fondamentale (plus qu’ailleurs), car les marketeurs ont en mains un outil  trop très puissant qui permet de toucher des millions de gens très rapidement.

Le marketeur comme d’autres métiers est un créateur de valeur. Tant pour l’entreprise que pour le consommateur. Une relation se créé entre le consommateur et l’entreprise, cette relation doit être juste et équitable. Le consommateur paie un prix pour avoir un produit/service qui lui donne satisfaction et inversement l’entreprise gagne de l’argent pour satisfaire sa clientèle. Une stratégie durable ne peut s’établir sur le manque de confiance ou pire sur le mensonge. Si l’on réfléchit à long terme il n’est pas judicieux d’établir une relation commerciale déséquilibrée. Le client ne peut être satisfait d’une relation à sens unique. De plus en plus le client cherche à être au centre de la relation. Le web a révolutionné la relation client. Celui-ci n’est plus un simple acheteur, mais un acteur. Il participe à la réputation de la marque au travers des réseaux sociaux, des avis, des blogs, des forums. Cela va plus loin avec tous les projets participatifs, ou le client donne son avis sur les produits.

Le 0% superflu sur le net

Light et ergonomie

Pour faire efficace, rien de mieux que d’avoir une interface légère. Une interface légère sera plus facile à utiliser. Cela fonctionne pour tous les styles de sites. Du simple site vitrine au site e-commerce. Pour un site e-commerce l’interface doit se fondre au maximum pour laisser la place aux produits. L’internaute veut voir de belles photos de produits et accéder rapidement à la description. Suffit de regarder Amazon ou Google. Sans rentrer dans les détails, les interfaces trop compliquées n’ont aucun avantage à l’être.

Light et écriture

Pas besoin d’un style ampoulé, allez à l’essentiel. Pourquoi s’embêter à faire de longs paragraphes, quand on peut dire les mêmes  choses en 2 lignes. Répétitions, style lourd, syntaxe compliquée, phrases longues : un cocktail explosif pour perdre le lecteur.  Un reflexe que l’on a souvent appris à l’école ou pour bien faire il faut remplir sa copie double. La lecture à l’écran n’étant pas aussi fluide que sur papier, sur le net des phrases et paragraphes courts, sont essentiels.

Graphisme et light

Un graphisme trop lourd nuira au contenu et à l’ergonomie. La plupart des internautes ne remarqueront même pas la beauté de votre joli design. Les internautes viennent chercher des informations sur votre site et non  se faire plaisir comme devant un tableau au musée (sauf cas spécifique). Un graphisme trop lourd peut facilement nuire à la lecture et la navigation. Cela peut être frustrant pour beaucoup de graphistes mais sur internet c’est le contenu qui prime (c’est un avis personnel).

Performance et light

Un site rapide, un facteur tellement important. Combien s’enfuient en voyant une barre de chargement en Flash, moi le premier. Vous avez peut être la patience d’attendre le vendeur dans un magasin car vous avez fait un effort pour venir jusqu’au magasin. Sur internet, il suffit de cliquer pour aller dans le magasin d’en face, votre patience ne sera donc pas du tout la même.

Faire mieux que la concurrence

Je suis un amateur de minimalisme. Les interfaces simples sont agréables à utiliser car elles sont fluides et très maniables. Pour ce qui est design d’objets je pense que moins il y en a mieux c’est. Faire mieux que la concurrence ne veut pas dire en faire plus. Vous pouvez faire mieux, en faisant plus simple. L’Iphone a bâti son succès  grâce à ca. Google propose des produits d’une grande facilité et ca fonctionne, face à des concurrents comme yahoo qui proposent des fonctions dans tous les sens.

Le web 2.0 au service du recrutement

Le Web 2.0 a révolutionné le marketing et la relation client. Les consommateurs ont pris possession du web pour exprimer leurs avis sur les produits et marques. Je pense qu’internet est également en train de révolutionner le monde du recrutement. Voyons pourquoi.

A chaque fois que je vois un C.V, une chose me frappe, ce sont tous les mêmes ou presque. A croire que pour se démarquer il faut faire comme les autres. Cette tyrannie du C.V formaté me parait désuète de nos jours.

Internet est un outil fantastique, pour recruteurs et candidats. D’un côté les recruteurs peuvent en savoir beaucoup plus sur un candidat qu’avec un simple C.V. De l’autre, le candidat pourra plus facilement trouver une entreprise qui correspond à son profil et faire valoir son expérience.

Attention, je ne dis pas que le C.V est inutile mais qu’il est possible d’améliorer le processus de recrutement en se basant sur d’autres critères.

Du côté du candidat

Internet permet à un candidat de valoriser son savoir faire, ses compétences, sa personnalité et ses valeurs au travers des réseaux sociaux, blogs et autres. Des critères que l’on peut difficilement faire valoir sur un C.V.

Au travers d’articles, de réponses de forums, de commentaires de blogs, d’une communauté facebook ou twitter un candidat pourra montrer son expertise et ses valeurs de façon bien plus détaillée que sur un C.V.

Avant d’envoyer un C.V, le candidat peut se renseigner sur l’entreprise, grâce à différentes recherches sur le net. Ainsi, il pourra se faire une idée plus précise des produits, des valeurs et du fonctionnement de l’entreprise où il souhaite postuler. Il pourra également en savoir plus sur le responsable du recrutement.

Dans un article de marketing-professionnel sur les jeunes et le chômage l’auteur raconte l’histoire d’une jeune diplômée BAC+5 qui ne trouve pas d’emploi après avoir envoyé 300 C.V en quelques mois. Lorsque l’on envoie 300 C.V à la chaine, il y a de fortes chances pour que ceux-ci ne soient pas personnalisés. De toute évidence la personne n’est pas intéressée par les entreprises qu’elle démarche, elle n’a aucune idée des spécificités de l’entreprise. Envoyer des C.V à la chaine me parait être une pratique inappropriée que je compare à du spam. Vous, vous répondez à du spam ?

Du côté du recruteur

Lorsqu’un recruteur se base seulement sur le CV d’une personne pour faire son premier tri, il passe surement à côté de bons éléments car il ne peut se fier qu’aux études de la personne et aux titres des derniers postes occupés.
Un C.V ne reflétera jamais la personnalité d’un candidat, ses valeurs ni même ses capacités intellectuelles. Vous pouvez transmettre à n’importe qui ou presque des connaissances, par contre vous n’inculquerez pas des valeurs. Les valeurs sont beaucoup trop ancrées pour que l’on puisse les apprendre rapidement. Par contre, à un candidat motivé, vous lui apprendrez tout ce que vous voulez.

Dernièrement un jeune d’un cabinet de recrutement me disait qu’au cabinet ils recherchaient à longueur de journée des nouvelles recrues sur la base de leur C.V. Il me disait que le premier critère de sélection était le diplôme.
Choisir un candidat sur son parcours scolaire me parait réducteur. Il est certain que sortir d’une grande école permet d’avoir des connaissances. Mais à l’inverse cela ne veut pas dire qu’une personne qui n’a pas fait une grande école n’ait pas de grandes capacités.

Je discutais avec un client qui me disait qu’il essayait de plus en plus de trouver des profils atypiques.

Il me disait :

« je recherche des profils atypiques car je n’ai que des gens formatés dans mes équipes, ils réfléchissent tous de la même manière ».

Pas évident pour l’innovation.

Internet est à mon sens une révolution pour les recruteurs. Un recruteur peut chercher de nouveaux candidats directement sur les réseaux sociaux, sites web, blogs etc. Avant même de prendre un rendez vous, le recruteur en saura beaucoup plus sur le profil du candidat qu’en lisant juste un simple C.V.

Prenons l’exemple d’un candidat ayant un blog et une visibilité sur internet. En tant que candidat il pourra se faire un réseau grâce à son blog et il pourra faire ressortir ses valeurs et ses connaissances au travers de ses articles. Au fil du temps il pourra créer des affinités avec des entreprises et essayer de les approcher subtilement car il aura déjà plusieurs contacts avec elles auparavant. De l’autre côté, le recruteur aura un aperçu rapide du profil du candidat et connaitra plus en détails ses valeurs et ses connaissances.

Au travers des écrits, on peut également se rendre compte de la culture générale du candidat, du niveau de français et de sa réflexion. Chose impossible avec une lettre de motivation surfaite, maquillée et saupoudrée.

Et si les mentalités changeaient ?

Cette mini révolution me parait une très bonne chose pour le recrutement. Je parle de mini révolution car dans les faits la technologie permet de faire changer les choses. Malheureusement il va falloir du temps avant que les mentalités changent. Le Personal Branding apporte beaucoup tant pour les candidats que pour les recruteurs. Tout le monde est gagnant. Les recruteurs trouvent des profils mieux ciblés, les candidats peuvent se faire remarquer au delà de leur C.V et même sans C.V.

L’argent est il seul facteur de motivation en entreprise ?

Ce sujet revient très régulièrement lors de discussions ou l’on veut me faire croire qu’en entreprise seul le salaire est facteur de motivation. Ce n’est pas mon point de vue et je vais essayer de vous démontrer pourquoi l’argent ne peut être un facteur suffisant pour motiver ses employés en entreprise.

Beaucoup de gens me disent que leur travail n’est pas une passion. Comment peut-on passer une vie à faire un boulot alimentaire ? Je reste conscient qu’il existe des situations difficiles ou choisir son travail n’est pas aisé.

Nos modèles de motivation en entreprise sont-ils performants ?
Ne devrions-nous pas recruter sur d’autres critères ?

Peu passionnés, et pourtant si curieux !

Je pense que par nature nous sommes tous curieux. Il suffit de regarder les enfants en bas âge pour en être convaincu. Cette curiosité d’apprendre ne disparaît pas du jour au lendemain. Je pense plutôt que l’intérêt que nous portons aux choses disparaît avec les méthodes d’apprentissage à l’école et nos méthodes de management. C’est pour cela que je me refuse à croire que nous sommes des gens non passionnés, pour la plupart.

J’entends toujours autour de moi : « Mais pour toi Jérôme c’est facile car tu es passionné par ce que tu fais ». Je prendrai le problème dans l’autre sens. Nous sommes des gens passionnés, nous n’avons pas tous trouvé quelle était notre passion.

Quels sont ces facteurs qui jouent sur notre motivation ?

Ce n’est pas parce que l’argent n’est pas le premier facteur qu’il n’est pas à prendre en compte. L’argent joue un rôle jusqu’à un certain seuil. Lorsque les employés sont correctement payés les facteurs de motivation vont au-delà d’une récompense pécuniaire.
Un employé motivé exclusivement par le gain pécuniaire ne travaillera que pour recevoir sa récompense à la fin du mois. Celle-ci ne pouvant augmenter éternellement, il finira par être frustré.

Un employé dont sa réflexion est principalement centrée sur la récompense peut- il être réellement créatif ?

La récompense peut démotiver un employé. Sa motivation n’étant pas intrinsèque à son travail, celle-ci ne sera jamais profonde. L’employé ne travaille plus pour des raisons fortes comme la stimulation intellectuelle qui lui procure un bien être, un défi qui lui permet d’obtenir confiance et reconnaissance, l’apprentissage et le partage des connaissances.

Dans des sociétés où la culture d’entreprise est très forte, un employé sera heureux detravailler pour des projets qui lui tiennent à cœur avec une équipe avec laquelle il partage la même vision du monde. Une personne dont la motivation est intrinsèque sera beaucoup plus performante et créative, d’autant plus sur le long terme.

Lorsque vous pratiquez votre activité favorite le dimanche, votre motivation est bien intrinsèque à l’activité pratiquée. Si demain on vous payait pour pratiquer cette activité, votre motivation ne serait plus la même. Vous passeriez d’une activité plaisir à un travail. Pour un travail le principe reste le même. C’est l’activité en elle-même qui vous procure la plus grande satisfaction. Le bien être ressenti, la passion, le défi, l’activité intellectuelle c’est ça votre motivation.

Lorsque la récompense est l’activité elle-même l’employé ne cherchera pas à se débarrasser au plus vite de la tâche à effectuer mais plutôt à faire de son mieux car cette tache le passionne. Ce qui peut avoir ses limites. Etre trop passionné vous rendra si perfectionniste que vous risquez de perdre votre temps à faire de la surqualité. Mais, je préfère le nivellement par le haut que par le bas.

Le monde de l’open source est un très bon exemple. Combien d’excellents projets ont vu le jour grâce à des milliers de gens complètement passionnés et investis dans un projet qui leur tient à cœur. Ces gens ne viennent certainement pas chercher l’argent car ils ne sont pas payés. Il suffit de regarder Wikipedia qui a plus ou moins fait disparaitre Encarta and co.

Une récompense n’est pas forcément mauvaise si celle- ci est inattendue et non systématique. Lorsque la récompense est automatique nous nous y habituons, jusqu’au jour où cela devient totalement normal. Ce n’est donc plus une récompense.

Un homme passionné fait le tour de la terre

Mike Horn est un aventurier, connu pour ses exploits hors du commun. Cet homme a parcouru plusieurs fois le tour de la terre, à pied, en bateau, à vélo, dans des conditions extrêmes. Ses exploits physiques sont indéniables, mais le plus impressionnant reste ses exploits psychologiques. Durant ses expéditions il a affronté les éléments naturels les plus extrêmes et il a su se battre pour sa survie voire sa vie.

Mike Horn vit aujourd’hui de ses expéditions mais ca n’a pas toujours été le cas. Cet homme a une passion incommensurable pour ce qu’il fait. Il a ça dans les tripes, à l’entendre il ne sait même pas comment il pourrait faire autrement :

Je veux faire les choses en essayant de repousser mes limites et essayer de planter mon drapeau légèrement plus loin. Voir si j’apprends quelque chose de moi et de la nature en même temps. Ca veut dire que ça sert à pas grand chose d’aller au Pôle, mais ça sert à quoi d’aller bosser demain ? Naturellement, pour payer les factures mais moi aussi je vais au Pôle pour payer les factures. Je sors de la tente avec le sourire sur la gueule et peut-être pendant le petit-déjeuner, vous n’avez pas le même sourire sur le visage.

Pourquoi ne pas transposer un tel modèle en entreprise ?

Les limites de la récompense pécuniaire

Si l’argent est le seul facteur de motivation pour un employé c’est qu’il n’est pas à sa place ou que le système de motivation de l’entreprise est à revoir.
Plus l’activité demandera réflexion et créativité moins le système de motivation basé sur la récompense fonctionnera. Lorsqu’un artiste a besoin de créer il se sentira freiné dans son processus de créativité lorsqu’il travaillera pour une récompense. La plupart des grands artistes, ont vu leur travail décliner socialement lorsqu’ils ont commencé à faire de leur art une réelle entreprise.

Je reste convaincu que l’argent ne peut être un facteur de bonheur. Pour cela je vous renvoie à la théorie de Mihaly : une fois le seuil de survie dépassé, les facteurs externes ne jouent en rien sur le bonheur d’une personne. Pour faire simple, nous choisissons d’être heureux ou non.

Par contre, un manque de sécurité financière est une source d’angoisses et de stress. C’est pour cela qu’il est nécessaire de ne pas payer ses employés au lance pierres. C’est lorsque nous sommes dans un environnement stable que nous pouvons nous concentrer au maximum sur notre travail.

Les effets pervers de la motivation par la récompense.

Lorsqu’un employé est payé au résultat cela peut avoir des effets négatifs, car il y aura des dérives. Hormis le fait que l’employé ne sera pas motivé pour les bonnes raisons, certains risquent de profiter de ce système pour le détourner. Par exemple un vendeur payé à la commission. Celui-ci vendra les produits qui lui permettront de se faire un maximum de commissions. Il risque d’inciter les gens à acheter plus que ce qu’ils veulent et/ou des produits qui ne correspondent pas à leur demande. Avec ce système, l’employé risque de ne plus prendre les meilleures décisions pour l’entreprise mais celles qui lui permettront de toucher un maximum d’avantages. Il risque même de dépasser les limites éthiques afin d’augmenter au maximum son salaire.

La Motivation du côté des dirigeants

Le problème sera le même. Une vision à court terme où il sera mené une politique du chiffre.
C’est ce que l’on retrouve dans toutes ces entreprises où les actionnaires font pression pour avoir les meilleurs résultats pour chaque trimestre. Cette vision à court terme n’amène en aucun cas à l’excellence. Avec une telle vision, il est difficile d’investir sur le long terme. Lorsque tous les moyens sont bons pour atteindre les chiffres, les dérives sont légions.

Comment une équipe peut elle se sentir impliquée lorsque l’on essaie de réduire les coûts à coup de hache afin de satisfaire le confort des actionnaires. Face à ces injustices vous ne pourrez en aucun cas motiver vos employés. Au final vous aurez gagné quelques % de CA mais vous aurez surement perdu des dizaines de % de votre CA à cause du peu de productivité de vos employés non motivés.

Les patrons perdent de l’argent en utilisant des méthodes de management archaïques. Le peu qu’ils récupèrent en sous payant leurs employés ou en les soumettant au lieu de les impliquer ils le perdent 200 fois avec des employés pas motivés.

Dans tous les cas le calcul est mauvais. Que l’on parle de productivité ou non j’ai du mal à concevoir que l’on puisse être stupide au point d’instaurer une mauvaise ambiance dans une entreprise. Les employés sont des êtres humains, comment peut on accepter de faire travailler des gens dans des conditions d’épanouissement déplorables.

A vous la parole

SFR, et le marketing de la mauvaise foi !

L’arrivée de Free a jeté un pavé dans la marre dans le monde de la téléphonie mobile. Les autres opérateurs n’ont pas eu le choix que de suivre et d’essayer de sortir des arguments de défense face à ceux de Xavier Niel.

En tant que client SFR depuis 12 ans j’ai décidé de quitter SFR pour Free. Voyons un peu pourquoi la stratégie marketing et commerciale de SFR m’a fait fuir très vite.

En lisant les propos de Frédéric sur son blog d’ergonomie Web, chez Bouygues c’est le même combat.

La fidélité récompensée ?

En 12 ans, jamais SFR ne m’a appelé pour me faire un geste commercial. J’ai eu le droit à de nouveaux téléphones. S’engager sur 24 mois n’est pas un geste commercial mais un téléphone acheté à crédit. Pourtant SFR parle bien de récompenser ses clients les plus fidèles.

On peut observer un décalage entre les arguments commerciaux avancés par l’entreprise et la réalité. Le client se sentira trahi et n’acceptera pas qu’une marque communique sur des arguments si ceux la ne sont pas respectés.

Un service client incompétent : un exemple concret

Prenons le cas de ma mère, également chez SFR depuis 12 ans. Juin 2012, elle fait la bêtise de s’engager pour 24 mois, lorsqu’un opérateur l’appelle pour lui offrir un nouveau téléphone.

A l’époque SFR sollicitait ses clients pour faire en sorte qu’ils se réengagent. Beaucoup de gens autour de moi et moi-même avons reçu des appels de la part de SFR pour se réengager. Pour ma part j’ai eu tellement de coup de téléphone que j’ai fini par demander à la personne s’il était nécessaire que je hausse le ton pour que l’on arrête de me spammerm’appeler.

Janvier, Free arrive sur le marché. Je regarde les factures de ma mère et voit si elle ne devrait pas changer de forfait ou plutôt d’opérateur.

Rapide calcul, elle gagnerait plus de 250€ sur 16 mois à partir chez Free pour un forfait illimité plutôt que chez SFR avec 3 heures de communication et 30 textos. Je compte les 255€ de frais de résiliation anticipée.

Je décide d’appeler SFR :

  • Bonjour, je souhaite modifier mon abonnement et passer à un forfait illimité
  • Monsieur, ce n’est pas possible vous êtes engagé pour encore une durée de 16 mois.
  • Oui je le sais mais vu l’offre de Free je pensais que SFR ferait un effort pour ses clients les plus fidèles. (C’est le langage commercial utilisé par SFR)
  • Je suis désolé mais je ne peux rien faire pour vous, car vous êtes engagé.
  • Savez vous, qu’en résiliant mon contrat pour partir chez Free même avec les 255€ de frais de résiliation je gagne encore 250€ tout en ayant un forfait illimité.

Un blanc de 3 secondes :

  • Monsieur très bien. Mais connaissez-vous l’envers du décor chez Free ?
  • Non, mais je suis curieux d’en savoir plus.
  • Monsieur, savez vous qu’actuellement le réseau Free connait de gros problèmes. D’ailleurs Free n’a pas tenu ses engagements sur la couverture de son réseau.
    Connaissez vous la qualité du service client de Free, ce n’est surement pas pour rien si Free a eu une amende de 140 000€ ces derniers jours.
    Savez vous que le réseau de Free ne permet pas de capter partout en France, d’ailleurs les abonnés de chez Free ont eu une coupure de réseau, ils n’ont pas pu appeler pendant 2 heures.
    Maintenant c’est à vous de choisir, mais au moins vous serez prévenu.

Face à ces propos je n’ai pas voulu répondre voyant que la personne haussait le ton et qu’il n’était pas nécessaire de rentrer dans un dialogue de sourds.

J’explique à l’opérateur que je souhaite résilier. Il m’explique la procédure, ça s’arrête là.

Revenons sur les propos avancés par l’opérateur

Un service client mauvais chez Free ? Sachant que le service client SFR n’a rien à m’offrir, qu’ai-je à perdre ? Puis-je en avoir moins ?

Pour rappel Free a eu une amende de 100 000€ et 40 000€ de dommages et intérêts pour avoir bridé la bande passante d’abonnés non dégroupés en 2007 comme l’explique cet article. Autant dire, rien à voir avec la téléphonie mobile.

Concernant la couverture réseau, l‘Arcep fait actuellement des mesures et doit rendre un rapport début mars sur le sujet. Comme le rappelle l’article de numerama, les 3 autres n’ont-ils pas eu un rappel à l’ordre en 2009 pour des problèmes de couverture réseau ?

Mais pourtant il y a bien un accord d’itinérance entre Free et Orange, ce qui voudrait dire que le réseau Orange est de mauvaise qualité ? L’Arcep fait actuellement une enquête car Orange and co accusent Free d’utiliser une trop grosse partie de la bande passante de son réseau. Un rapport sera rendu début mars. Article sur clubic à ce propos.

Je ne suis pas du tout en train de dire que Free n’a rien à se reprocher mais qu’il y a des limites dans la mauvaise foi. Les faits relater ne sont pas faux dans le fond, mais ils sont largement déformés.

D’un côté le combat marketing de l’autre la mauvaise foi

Avec son arrivée Free a su largement attirer les projecteurs sur son offre. SFR et les autres n’avaient plus qu’à suivre. Mais difficile de ne pas devenir de mauvaise foi quand cela fait plus de 10 ans que l’on tient un marché avec des marges très confortables.

Les opérateurs doivent donc forcément se justifier face à leurs pratiques commerciales. Surtout que Free n’a pas hésité à dénoncer ses pratiques. Un peu comme l’a fait E.Leclerc avec le pouvoir d’achat à l’époque. Pour ce qui est du combat marketing je vous renvoie à un article que j’ai écrit sur marketing étudiant.

Pas facile de se justifier, surtout quand on se souvient de l’amende de 530 millions d’euros des 3 opérateurs pour entente commerciale.

D’autres le font avec humour

J’ai trouvé les nouvelles campagnes de pub de Virgin mobile plutôt sympathiques. L’opérateur met en avant le fait d’avoir un smartphone plutôt qu’un forfait illimité, tout ça avec humour. Je trouve cette pub fair play. Avec humour la chose passe plutôt très bien et au moins on ne crache pas ouvertement sur son concurrent. Cela évite de passer pour une entreprise de mauvaise foi et fait plutôt bien passer la pilule. Virgin met en avant un argument qui tient la route. Tout le monde n’a pas besoin d’un forfait illimité.

Je trouve cela beaucoup plus subtile et accrocheur que les messages de SFR attaquant ouvertement Free.

Je n’ai pas disséqué les arguments de SFR, mais sur cette page on trouve un argumentaire de la part de SFR expliquant pourquoi les tarifs ne sont pas les mêmes que chez Free.

Des arguments qui sont d’une mauvaise foi et qui parfois se contredisent : http://www.sfr.fr/prix-engagement-fidelite.html

Et si le management avait une part de responsabilité ?

Face à cette situation on se rend compte que les employés sont peu formés et responsabilisés. Lorsqu’il s’agit de gérer des centaines de situations par jour, toutes différentes, n’est il pas plus judicieux de donner plus de responsabilités à ses employés afin de les laisser gérer ce genre de situations.

Dans mon cas, aucune solution n’a été trouvée car le fonctionnement de l’entreprise ne permet pas à l’employé de prendre des décisions pour satisfaire le client. SFR a donc laissé partir un client plutôt que d’essayer de trouver une solution personnalisée.

Une seconde de calcul suffisait pour se rendre compte que la société est perdante à tous les niveaux.

Le client décide de résilier sous les yeux de l’opérateur téléphonique. Comme celui-ci ne possède pas l’autonomie nécessaire il ne peut rien faire pour essayer de rattraper la situation.

D’une manière générale, moins on laisse d’autonomie aux employés moins il y a de chances qu’ils deviennent autonomes.

Comme je le disais sur mon article sur la motivation en entreprise, ce ne sont pas les gens qui ne sont pas motivés ou peu autonomes mais les sytèmes de management qui les brident.
Exactement comme avec les enfants si vous ne les laissez jamais faire leur propre expérience vous ne les rendrez jamais autonomes.

Dis, c’est quoi un autodidacte ?

On me demande souvent quel est mon parcours scolaire. Je réponds :

J’ai fait le tour du monde avec mes pieds et les livres.

Paul Léautaud disait :

Les professeurs sont faits pour les gens qui n’apprendraient rien tout seuls. Le savoir qui compte est celui qu’on se donne soi-même, par curiosité naturelle, passion de savoir.

Au travers de cet article je vais essayer de relater mon expérience de façon objective.
Je ne cherche ni à faire mon propre storytelling ni à vous montrer qu’il existe un schéma mieux qu’un autre. Je souhaite vous faire part d’une réflexion sur un modèle d’apprentissage différent, non reconnu et pourtant performant.

A l’école, à la fac je ne comprenais pas ces méthodes, ces façons de nous imposer des connaissances, un schéma. Il m’a fallu du temps pour me détacher et comprendre que l’on pouvait apprendre autrement , que ne pas faire comme les autres n’est pas une fatalité. Mais il n’est pas toujours simple de se détacher du poids, du conditionnement transmis par les parents, la société.

Un jour, j’ai compris qu’ingurgiter des connaissances par moi-même était le schéma qui me correspondait le mieux. J’ai appris tout au long de mes voyages, en me posant des questions et en cherchant les réponses sur internet, dans les livres. J’ai retenu beaucoup plus de choses en apprenant par l’exemple sur le terrain que dans mes cours. Il faut dire qu’en cours j’avais toujours un livre sous la table :-) .

J’ai surtout appris ce qui me paraissait important et ce qui m’intéressait. Pour faire du marketing et du référencement je n’avais pas vraiment besoin d’être un as en chimie. A l’inverse je voulais grimper des montagnes, à l’école je ne pouvais pas vraiment non plus.

Un jour j’entendais de la bouche d’une amie :

Tu as la chance de pouvoir apprendre tout, tout seul.

Je lui répondais :

Je le fais car je ne sais pas faire autrement et que je n’ai pas envie de faire autrement. L’essentiel est de trouver le schéma qui nous convient.

Mais ce n’est par parce que ce schéma me convient qu’il doit convenir aux autres. Je souhaite juste expliquer que l’on peut faire autrement et y arriver tout aussi bien. Qu’il n’existe pas un schéma figé, pourtant dans l’inconscient collectif ce n’est pas quelque chose d’acquis.

L’apprentissage ça dure toute la vie

Mon apprentissage ne s’arrête jamais. J’estime qu’il n’y a aucune limite dans l’apprentissage et qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre. Je fais opposition à toutes ces personnes qui pensent que l’apprentissage n’est qu’une question d’école.

On me répète très souvent qu’il est facile d’apprendre car je suis jeune. Je réponds qu’il est beaucoup plus facile de s’abrutir devant la télé à 15 ans comme à 99 ans ! J’ai autour de moi des gens qui ont repris le chemin de l’apprentissage très tard, parfois même à 55 ans.

Je ne limite pas mes connaissances à mon métier. Bien évidemment, je dois avoir des connaissances très approfondies dans mon métier. Mais je ne souhaite pas m’enfermer dans un schéma de connaissances qui touche seulement mon domaine de compétences. Dans mon domaine, le marketing et le référencement je pourrai me contenter d’avoir des connaissances techniques sur ces seuls sujets. Mais la psychologie, les neurosciences, la philosophie, la socio, la neurobiologie peuvent apporter beaucoup, alors pourquoi s’en priver. Sans compter tous les domaines passionnant, apprendre est un véritable plaisir, il suffit d’y être sensibiliser pour en être convaincu.

Contrairement à beaucoup, je pense que l’on peut apprendre bien au delà de son métier. Face à ce propos on m’explique très souvent que ce n’est pas possible car on ne peut pas tout faire sinon c’est qu’on le fait mal. Je répondrai que je pense que beaucoup préfèrent se contenter du savoir qu’ils ont reçu durant leurs études et de s’en tenir à ça. Bien sur que l’on ne deviendra pas un expert dans tout les domaines, mais apprendre ne s’arrête pas aux portes de l’école. Je suis conscient qu’un métier demande aussi de l’expérience et donc du temps. Mais on est pas obligé pour autant de se limiter à une seule chose.

Je le vois très souvent en entreprise. Beaucoup ont laissé leur apprentissage à la sortie de l’école. A 60 ans, on se retrouve avec ce que j’appelle « des boulets » d’entreprise» au sens premier du terme. Des personnes qui n’ont pas évolué depuis et qui raisonnent avec des connaissances d’il y a 40 ans. Ils deviennent un vrai poids pour une société qui restera ancrée sur ses positions alors que le marché évolue. Et oui le monde bouge !

En tant qu’autodidacte le plus difficile est d’accepter que les méthodes d’apprentissage ne sont pas les méthodes utilisées par tout le monde. Cela peut être déroutant au départ car on ne fait rien comme tout le monde on manque donc de repères. On se demande toujours si on part dans la bonne direction.

A force de se demander si on part dans la bonne direction , ne finit on pas par trouver la bonne ?

Apprendre grâce aux livres

J’ai tout appris grâce aux livres et au partage sur internet. Nous avons la chance d’avoir accès à une connaissance quasi infinie grâce aux livres. Il serait dommage de s’en priver. Pour retenir un maximum d’informations sur tout ce que je lis, je fais des « gribouillages », des annotations, enfin tout ce qui me passe par la tête sur mes livres. Mes bouquins ressemblent à des stabilo géants.

J’évite de lire de façon passive, comme si je lisais un roman, sinon en 3 jours j’oublie tout. Dans la mesure du possible, j’essaie de mettre en application mes connaissances acquises dès que possible afin de ne pas les oublier. Cela me demande, une organisation que j’ai peaufinée avec l’expérience. Tout au long de mes lectures j’essaie de faire le tri de l’information afin de ne retenir que l’essentiel. Sachant que mon cerveau à une capacité limitée, j’essaie de lui faciliter la tâche, car malheureusement je me rends bien compte qu’il n’est pas capable de tout retenir.

Une bonne hygiène de vie, un peu d’organisation et c’est parti !

Lorsque vous n’avez personne pour vous dire quoi apprendre et comment apprendre vous devez vous autodiscipliner en permanence. Pour ne jamais m’arrêter de lire, j’ai des bouquins qui trainent un peu partout chez moi. Cela me permet de toujours avoir un livre sous la main. J’utilise donc tous les temps morts dans une journée pour en profiter pour lire.

J’ai bien évidemment pas de télé, et j’évite de me perdre dans la surinformation inutile. Pour tout ce qui est de l’information je prends le strict minimum afin de ne pas perdre du temps avec de l’info inutile, redondante et chronophage.

La rigueur de vie passe également dans la remise en question constante de ses connaissances. Le revers de la médaille c’est que j’ai eu tendance à vouloir tout lire, au point où il m’arrivait de lire des livres pour débutants sur des sujets que j’étudiais depuis plusieurs années. Avec l’expérience je ne fais plus ces erreurs.

Jérôme, nous fait pas croire que tu n’es jamais allé à l’école

A l’école le prof me sortait son cours, je n’avais qu’à l’ingurgiter et à le ressortir le moment venu. Là c’est un peu plus compliqué, il faut toujours s’assurer que les connaissances acquises sont les bonnes. Vous me direz qu’un prof ne vous transmet pas forcément les bonnes connaissances non plus. C’est vrai, mais bonnes ou mauvaises à l’interrogation c’est celles la que vous ressortiez.

Vous êtes dans un système scolaire approuvé par la majorité. A 17 ans si tout le monde vous dit que le prof a raison et que c’est comme ça depuis des décennies, même si vous avez des doutes vous aurez tendance à y croire un peu.

Je pense que j’ai appris beaucoup plus vite seul qu’à l’école. Dans un groupe il y a une inertie qui n’existe pas quand on est seul. Vous me direz qu’il y a aussi une émulsion dans un groupe. L’émulsion et la motivation je la trouve dans les connaissances et les défis que je me lance chaque jour. L’inertie d’un groupe ne permet pas à chacun d’aller à son rythme. Vous risquez de passer trop de temps sur un sujet que vous connaissez déjà ou à l’inverse pas assez sur un sujet mal maitrisé. Vous ne pouvez pas vous concentrer seulement sur l’essentiel.

Seul vous apprendrez à vous orienter vers les sujets les plus importants. Mais surtout sur les sujets qui vous passionnent le plus. Lorsque l’on étudie un sujet qui nous passionne il n’est pas compliqué d’y passer du temps car on aime ça.

Nous n’apprenons pas tous de la même façon, en tant qu’autodidacte j’ai eu le choix d’utiliser mes propres méthodes d’apprentissage, celles qui me conviennent le mieux. Je ne pouvais pas vraiment faire ça à l’école.

Mais un autodidacte n’a pas de diplome ?

Dans mon milieu professionnel, je n’ai rarement été confronté à la bêtise des personnes pensant qu’un diplôme était signe de compétences et d’intelligence.

Dès le départ je savais que je risquais d’être confronté aux bons vieux préjugés à la française. J’ai donc préparé le terrain avant que l’on puisse m’attaquer sur ce sujet. Contrairement à ce que beaucoup pense, je reste persuadé que sans diplôme on trouve tout aussi bien du travail. C’est la façon de chercher qui sera différente.

Lorsque vous êtes autodidacte vous évoluez tout simplement dans un autre monde. Vous vous débrouillez pour rencontrer les bonnes personnes, les entreprises qui ont la même vision du monde que vous. Ainsi vous n’aurez jamais besoin de montrer votre C.V parce que vous aurez rapidement mis en place des éléments visibles qui vous permettent de montrer que vous avez une expérience, des compétences, des idées, des valeurs. Cette situation idéale, n’arrivera pas tout le temps, dans ce cas je me débrouille toujours pour faire mes preuves avant d’avoir besoin de me justifier sur mon diplôme ou mon expérience.

Il est vrai qu’au début j’ai accepté de travailler sur des projets qui ne m’intéressaient peu afin de me faire rapidement une expérience. Lorsque l’on n’a pas de diplôme il faut savoir se mettre en avant par d’autres moyens. Sans diplôme j’ai tout simplement appris à me faire remarquer autrement. J’avoue que plus jeune, à l’école, je savais déjà me faire remarquer :-) .

Ceci ne reflète que mon expérience, je ne fais aucune généralité. Et ce n’est pas pour cela que je pense que l’école est totalement inutile, loin de là. Disons qu’il existe d’autres façons de faire pour ceux qui ne sont pas adaptés au système scolaire. L’école est un schéma qui correspond à la majorité, mais ce n’est pas pour autant que nous devons tous prendre le même chemin. L’essentiel est de trouver la voix qui permet de faire ressortir ses points forts.

Et vous en tant qu’autodidacte ou diplômé quelle est votre retour d’expérience ? Quelles ont été vos difficultés en tant qu’autodidacte ? Pensez vous que votre diplôme est un passage obligatoire pour faire carrière ?